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Rock

La der de Scorpions

Rudolf Schenker et Matthias Jabs, les deux guitaristes de Scorpions en action. PHOTO © STEVE JENNINGS
Rudolf Schenker et Matthias Jabs, les deux guitaristes de Scorpions en action.
PHOTO © STEVE JENNINGS


Le mastodonte du hard rock allemand prend sa retraite. Après trente-six ans de bruyants et loyaux services, sa tournée d'adieu arrive en Aquitaine, à Bordeaux et à Pau.

Interview sur SudOuest.fr





J'ai vu le début de cette gigantesque tournée d'adieux au HellFest 2011 dont les Scorpions assuraient le headline de la deuxième journée.

Ils sont encore en forme et Klaus Meine à toujours une très bonne voix. C'était très sympa comme concert.

Et sur "Still Loving You", les metal heads, pourtant tous en tenue death ou goth et sortant de deux jours de métal extrême avec circle pits géants et walls of death d'apocalypse, se sont mis à danser des slow partout dans l'immense foule. C'était vraiment étrange et décalé.






Black Metal in Barbey

Sir,

Suis bien rentré malgré la nouvelle autoroute A65 qui se transforme en immense miroir d'eau quand il pleut. Ça donne l'impression de naviguer sur un fleuve obscur s'enfonçant dans le néant. Le revêtement a manifestement été pensé par quelqu'un qui ne conduit pas quand il pleut.

Alors, salle quasi-pleine, nos jeunes amis en peaux de bêtes avaient remis ça avec de jolis kilts en plus. Ah, ce ne sont pas des jeunes à mèche ceux-là !

Metal Engaged © Hugues Alégria 2010


• Nothnegal (Îles Maldives - Death Metal): étonnant de voir ces jeunes typés océan Indien s'adonner au métal extrême. Ils sont dynamiques, pas prétentieux, plutôt bons techniciens (en death il y a intérêt à assurer) et s'attirent vite la sympathie du public. Comme quoi, pas besoin d'avoir grandit en Floride ou en Norvège pour avoir le gros son ! Détail intéressant, j'ai trouvé des sonorités indiennes dans leurs soli, original et frais... enfin autant que du death puisse l'être !

• Metsatöll (Estonie - Folk Metal) : grandiose, sublime, gloire à l'Estonie. Leur nom signifie "loup" en ancien Estonien. Leur musique combine le métal à la musique traditionnelle Balte. L'un deux alternera cornemuse, lyre médiévale, flûte et un espèce d'étrange mini sitar nordique. Très gros succès dans la salle, je suis personnellement en transe et regrette de ne pas pouvoir plonger dans une barrique de bière pour fêter ça. À revoir, si possible aux côté de Turisas!

• Rotting Christ (Grèce - Black Melodic Metal) : Bon frontman (Sakis Tolis) qui assure à la fois le chant et la lead guitar (comme Alex Laiho dans Children of Bodom). Il joue sur une superbe Flying V de luthier (sans doute une J. Nunis) et son charisme soulève la salle: un magnifique wall of death s'organise, bravo les bordelais. Encore une bonne surprise. En plus là aussi une ambiance ethnique avec des nappes de synthé ou de sampling reprenant des chants de lamentation méditerranéens qui se marient parfaitement au son lourd de leurs guitares.

• Samael (Suisse - Industrial Black Metal… oui ça existe) : Vorph s'avère lui aussi bon frontman, au chant et à la rhythm guitar. Pas de batterie, mais des séquenceurs pilotés par leur… padiste ça se dit ? Mélange des accords lourds du Black et des rythmes synthétiques, intéressant là aussi. Lyrics anti-religieux et anti-sociaux avec notamment un "Slavocracy" ravageur.

• Finntroll (Finlande - Folk Metal Extreme) : La tête d'affiche. Je m'attendais à un style Turisas - Metsatöll, avec encore plus de second degré… que nenni : de vrais guerriers finnois très crédibles, torses nus, le corps zébré de peintures de guerres rituelles, un mur de son, une détermination proche de celle des groupe de death, mais avec les mélodies finnoises traditionnelles au clavier qui soulignent chaque titre. Public définitivement en furie qui scande les paroles (qui sont en fait en suédois, car c'est la langue maternelle de nombreux finlandais).

Fin du set : 01h06, oops je cours après le dernier tram en vain (il quitte son arrêt sous mes yeux). Donc c'est le moment de montrer qu'un guerrier finnois ne craint ni le froid ni l'humidité sournoise. Une bonne petite marche forcée et me voici au parking de la Place de la Bourse. La route vers Furyana VI sous la pluie sera plus dure que prévu…

Ryker out.