http://www.one.org
pubards

Le Monde de la grammaire ?

Non seulement les fautes de français en général et de grammaire en particulier me hérissent.

Mais quand, en plus :
- c'est dans une publicité pour une publication "Le Monde" ;
- c'est une publicité qui paraît en encart dans Télérama, pour un produit prétendûment "réservé aux lecteurs de Télérama" ;
- c'est pour un abonnement à un publication culturelle…

Ça me rend hystérique !

Une ignoble faute de grammaire !


Alors, on reprend les bases de la grammaire, cher éditeur ? Allons-y.

Le verbe "décrypter", très bien. Le sujet du verbe est ? Est ? Allez, un petit effort. Qui est-ce qui décrypte ? Oui, "Le Monde des Religions" est le sujet du verbe décrypter. Bien.

On peut remplacer "Le Monde des Religions" par quel sujet ? Je, tu, … ? Oui ! Très bien ! On peut le remplacer par "il" ! Sans "s". Troisième personne du singulier. Pas du pluriel !

Donc, "décrypter", verbe du premier groupe… ça donne : je décrypte, tu décryptes, il (ou elle) décrypte, nous décryptons, vous décryptez, ils (elles) décryptent.

Le chapeau devrait donc être : « LES RELIGIONS ÉVOLUENT… LE MONDE DES RELIGIONS LES DÉCRYPTE » !

Bordel de merde, si un de mes enfants faisait une faute comme ça, je lui ferai recopier cinquante fois la version corrigée. Et si on forçait Le Monde à faire de même ? Payer pour cinquante fois le coût de cette campagne, afin de publier un correctif. Après tout, propager l'inculture est grave, ils méritent d'être punis là où ça leur fait mal : au porte-monnaie.




Et au passage, cette manie de mettre des capitales partout, héritée des anglo-saxons, est assez agaçante. Je ne la trouve pas beaucoup plus justifiable pour eux, mais soit, c'est devenu une habitude, voire une règle, admettons. Et puis si je me sens obligé de me poser en défenseur de la langue française, je laisse ce soin à d'autres pour l'anglais.

Mais revenons à mon second sujet d'agacement. Pourquoi une capitale à "Religions" ? Pour "Le Monde", je peux comprendre, il s'agit de leur marque, leur titre, qui en fait un nom propre. Mais "religion", que je sache, est un nom commun, qui ne justifie pas l'usage de majuscule, ni au singulier, ni au pluriel.

À moins que cela ne prépare le terrain juridique pour les dangereux scientologues, qui vont bien trouver le moyen de faire en sorte de toucher des droits sur le concept même de religion et l'affubler d'une majuscule, au passage ?

Ce qui me fait penser, d'ailleurs, à ceci, que Lionel m'a signalé et qui est assez drôle. Désolé, anglophones uniquement, j'ai la flemme de traduire. Peut-être un jour… nous verrons.

A flowchart to determine what religion you should follow.

Soldes sur les pouffes, aussi.

À partir de 99€

Ça fait pas cher la pouffe

pouf Quadrato by myfab

Fucking Valentine…

Comme dit Z, on a l’impression, de loin, de lire “Faites l’amour dans les magasins”…

Ça fait du bien de voir des gens se révolter contre le consumérisme à outrance, écœurant. Merci à elles et eux ! J’ai vu ceci en ville :

Saint Valentin : Faites l'amour, pas les magasins.


Et sur le site de la Résistance à l’Agression Publicitaire, d’autres documents intéressants à télécharger.

Et puis aussi chez Indymedia, de nombreuses et jolies variations sur ce thème, comme par exemple :

aff_st_valentin_lz_01c



Here is my quick English translation :



Make love, not shopping !

Here is the full, french text and the PDF file : http://lille.indymedia.org/IMG/pdf/st_valentin-2.pdf



Every 14th of February, the same consumerist commandment to make our credit card blush breaks our bollocks and more.

The pretty dumb girls in the advertisements passively await the handsome males, with their arms full of (pick your choice) :

1° Pretty bitty flowers,

2° Shiny jewels,

3° Smelly perfume,

4° Fitting lingerie,

Or any other normative proof of love. So many hearts everywhere that sicken us and so many roses that disgust us. Our intimacy is soiled by their images of a love that conforms to sexist and bourgeois stereotypes. We are singles or in couple and we are fed up with being taught to prove at regular pace, on scheduled rhythm a love that is bought in money and gifts. Moreover, facing the “crisis”, merchants and moralists clearly speak the same language and wish to see us fall back to our small family unit. Let's break our chains ! Let's take it back at Valentine !





Et le texte original, en français :



Faites l'amour, pas les magasins !

Le texte complet et le PDF : http://lille.indymedia.org/IMG/pdf/st_valentin-2.pdf



Tous les 14 février, la même injonction marchande de faire rougir nos... cartes bleues, nous brise les coucougnettes et les mamelons.

Les belles cruches des pubs et des vitrines attendent passivement leurs beaux mâles, les bras chargés de (au choix) :

1° Des fleurs qu’elles sont belles,

2° Des bijoux qui brillent,

3° Du parfum qui sent bon,

4° De la lingerie qui va bien,

Ou toute autre preuve d’un amour normatif. Tant de coeurs nous écoeurent et tant de roses nous névrosent. Notre intimité est souillée par leurs images d’un amour conforme aux stéréotypes sexistes et bourgeois. Nous sommes célibataires ou en couples, et en avons par dessus les balconnets de devoir prouver à date fixe un amour sonnant et trébuchant. De plus face à la “crise”, marchands et moralistes s’entendent assez bien et souhaiteraient nous voir recroquevillés sur notre petite cellule familiale. Brisons nos chaînes ! St Valentin, ça va être ta fête !

Et s’il fallait l’éviter ?

Les 12 jours iTunes sont une bonne idée sur le principe et après tout, un cadeau est (presque) toujours bon à prendre. Mais s’il y a eu de bonnes surprises dans ces cadeaux, il faut le reconnaître, là, on se dit vraiment qu’ils font les fonds de poubelle.

Certes, iTunes avait déjà offert dans ses morceaux gratuits du mardi de faramineux étrons musicaux, comme « Mauvais garçon », des Naast, donc nous savons que nous pouvons nous attendre au pire. Mais parfois, c’est le meilleur qui arrive, avec d’indéniables perles comme « Quand l’amour, ce rat mort » de Renaud Papillon Paravel, un choix courageux et original, ce qui devrait être l’essence de ce genre d’opération : faire découvrir de nouveaux artistes, qui n’ont pas (encore ?) l’audience qu’ils devraient.

Mais vraiment, là, c’est le comble de la ringardise, de nous ressortir la poux hurleuse ou rocailleuse, dont les seuls mérites objectifs sont de faire la fortune des chirurgiens esthétiques et des spécialistes de la retouche sous Photoshop.

Un exemple ?

Regardez par exemple la différence entre cette photo de promotion :

1


et sa tête forcément moins retouchée (mais pourtant terriblement maquillée et « chirurgisée ») dans le clip :

Picture 10


Bon, au moins, elle semble faire l’unanimité, avec son clip de « Et s’il fallait le faire » dans les critiques laissées sur iTunes. C’est juste dommage que « killpeach », qui a raison sur le fond de son discours, le « décrédibilise » par une syntaxe, une orthographe et une grammaire en dessous de tout.

Je vous recopie son texte en français, pour mieux l’apprécier :

«
Si ça continue, faut que ça cesse. 12 days gift = vecteur de réinsertion du has been

Avec ces 12 jours cadeaux et Patricia Kaas, on atteint le summum de la médiocrité. Je croyais que nous nous en étions débarrassés il y a 20 ans, de la « casse » (où elle devrait être, d’ailleurs). Apparemment, elle ne veut pas aller à la maison de retraite, c’est du grand n’importe quoi, ces « 12 jours cadeaux », je comprends mieux pourquoi c’est gratuit : vous utilisez cette opération comme vecteur de réinsertion des has been, vous nous refourguez vos vous savez quoi, là !
»

Picture 9


Et puis l’autre n’est pas mal non plus, je trouve. Et au moins, il n’y a pas de fautes… ;o)

«
Et s’il fallait l’éviter ?

Deux minutes de téléchargement et 45Mo de gaspillés. Tous les cadeaux ne sont pas bons à prendre.

Pourquoi ne peut-on pas mettre moins d’une étoile ? Le zéro étoile devrait être proposé dans les classements.
»

Bon, au moins, nous avons échappé à pire encore, ils auraient pu nous fourguer carla sarkobruni… Mais en fait, il reste quelques jours et nous ne sommes pas à l’abri. D’autant que la soi-disant chanteuse en question a été proclamée, dans cette même boutique en ligne, « diva ». Si, si. Lisez donc.

Les « gens » ( ? ) de chez iTunes ont commis une compilation de leur cru, dans la série « iTunes Essentials », dont le titre est déjà une déclaration d’intention de plongée dans la fange musicale : « Divas à message » ! Oui, vous avez bien lu !

Attention êtes-vous prêts pour la pochette ? Ça pique les yeux…

iTunes Essentials - compilation de merde

Eh oui…

Mais le ridicule et poussé très loin, dans le souci du détail.

Déjà, l’utilisation du terme « diva » pour ce qui n’est, généralement, qu’une brailleuse dont le volume sonore dépasse la moyenne, est un détournement inadmissible du mot. Il est devenu d’usage courant, mais ça ne l’excuse tout de même pas. Utiliser le même terme pour évoquer Nathalie Dessay et Céline Dion, la hurleuse patentée, c’est tout simplement honteux ! Comment en est-on arrivé à galvauder à un point tel ce terme qui signifie « déesse » à l’origine et marquait la déférence et la fascination pour une figure exceptionnelle du chant ?

Et cette compilation ne s’arrête pas là, dans le n’importe quoi en vitrine. Elle ose rassembler sous une même bannière et même prétendre trouver des points communs à de vraies artistes et à des produits marketing si bas de gamme que je ne trouve pas de mots pour les moquer.

Comment oser mettre sur le même rang Aretha Franklin, Gloria Gaynor, Diana Ross, Alanis Morissette ou Tina Turner, pour ne citer qu'elles et des sous-produits lamentables de la mode et du décérébrant marketing, aux vocalises pathétiques et douloureuses, comme carla bruni, Larusso ou Laam, pour ne citer qu'elles, là encore ?

Eh bien eux, ils osent !

Et en lisant leurs textes écrits avec les pieds et en regardant le détail de leurs variantes, vous verrez qu’ils osent vraiment tout. Non seulement les collisions artistiques les plus lamentables, mais aussi classer Zazie, Dido, Grace Jones ou Tina Turner, par exemple, dans « les méconnus » ou Larusso et Laam dans « les classiques ». Bref, du grand n’importe quoi, absolument impardonnable et totalement destructeur de toute crédibilité. Voilà, si on en doutait encore, iTunes est bien juste un vendeur de musique en gros, sans distinction ni choix éditoriaux, pas un disquaire au sens « noble » du terme.

Je ne critique pas la démarche de vouloir être exhaustif dans les propositions de leur magasin, ni les bienfaits à long terme, qui vont amener à supprimer les DRM à terme, ce qui est une excellent chose. Je critique la prétention affichée de vouloir conseiller et guider les choix, quand, visiblement, cela ne se fait pas sur des critères artistiques et en se basant sur une réelle connaissance du sujet.

Pour vous éviter le détour vers iTunes à chaque fois, je me suis fait violence et je vous ai recopié chaque laïus… Attention, prêts pour un grand moment de solitude ? Lisez !

«
Les classiques (21 pistes)

Aretha Franklin, Juliette Gréco, Chrissie Hynde, Diana Ross… voilà des femmes de caractère, de fortes personnalités qui 'nont eu peur de rien, qui se sont imposées par leur talent mais aussi par leur absence de compromis. Comme Piaf, Sarah Vaughan ou Björk, elles ont en commun une vision artistique franche, originale et unique. Entre nous, nous aimons aussi ces divas pour leurs formidables tubes !

Les découvertes (19 pistes)

Sans Patsy Cline, Tina Turner ou Nina Simone le monde de la chanson aurait tourné en rond. De fortes tête peut-être, comme Patti Labelle et Joan Baez qui, à force d'exigence et de ténacité, en ne chantant qu'elles-mêmes, sont devenues de véritables stars. De nos jours, Lauryn Hill et Alanis Morissette, pour n'en citer que deux, leur emboîtent le pas. Découvrez également les talents de Kelly Clarkson et Nathalie Imbruglia.

Les méconnus (20 pistes)

« Ne cédez jamais », chante Angélique Kidjo, « Du courage », répond La Grande Sophie. Comme Avril Lavigne, ces femmes n'ont « rien d'ordinaire », quelquefois « en colère » comme Francoiz Breut, menaçante à la Tina Turner et son « Better Be Good to Me ». France Gall et Dido vous assurent qu'elles ne sont pas des anges. Vous l'avez compris, aucune ne parle de la pluie et du beau temps. Surtout pas Amel Bent dans sa « philosophie ».

Coffret complet (60 pistes et 59,40€ !)

Certaines ont défrayé la chronique, d'autres ont fait les couvertures des tabloïds, la plupart n'y sont pas allées par quatre chemins. Qu'elles jouent quelquefois les ingénues ou les femmes fatales, les tigresses comme les impératrices, nous les aimons telles qu'elles sont. Leur personnalité est légendaire, leur sens artistique aussi, de race Jones à Mary J Blige, de Doris Day aux Dixie Chicks. En fait, ses divas, ses artistes uniques, nous rassurent et nous réconfortent. Aucun équivalent dans le vestiaire des garçons !
»

Vous noterez au passage qu’ils n’ont pas réussi à trouver quelqu’un qui soit à la fois capable d’écrire un tel monceau d’inepties et de le faire dans un français agréable, ni même sans fautes d’orthographe. J’ai d’ailleurs mis en gras et rouge les « ses » écrits à la place des « ces » qu’il fallait mettre. Confondre « ses » et « ces », c’est une faute de quel niveau, ça, un enfant de sept ou huit ans, au maximum ?

ORTF

Une fois n’est pas coutume. Ni même une fois de temps en temps, d’ailleurs… Donc je me permets de citer, in extenso, un article de Télérama, qui apporte un élément de plus dans le déjà lourd dossier qui montre que notre gouvernement actuel en général et son chef en particulier sont les chantres du népotisme et lorgnent vers un clientélisme à potentiel hautement dictatorial, à terme. Mais surtout hautement rentable, pour eux et leurs amis, uniquement.

Ne parlons même pas des arrestations honteuses de journalistes dans des affaires privées, des patrons de presse qui maquillent les photos pour améliorer l’image du gouvernement ou du copinage qui fait que le chargé des services de sécurité de l’État peut « sauter » d’un coup de fil, parce que la résidence secondaire d’un copain a vu son jardin visité par des manifestants…

Et j’en passe et des meilleures.

Là, je vais juste parler des gros cadeaux faits aux copains, juste comme ça, juste parce que l’ascenseur, pour sarkozy, n’est jamais social, mais à renvoyer entre riches et puissants. Alors vous allez penser à tapie et à ses milliards adjugés d’un coup de plume, aux frais du contribuable et juste parce qu’il a gentiment demandé. Mais non, là, nous allons évoquer un autre copain, pas plus recommandable : martin bouygues, un « ami de trente ans », comme la formule évoque maintenant de choses, n’est-ce pas ?

On y verra, une fois de plus, que les promesses n’engagent que ceux qui y croient et que le louvoiement n’est plus une technique, mais un art, quand on arrive au stade de perversion et de manipulation atteint par sarkozy.

Ah et puis la photo qui accompagne l’article est superbe. Connivence, élégance, charisme, beauté… qu’ils sont radieux, ces gens, non ? Deux belles têtes de gagnants.




Extraits du “livre blanc” de TF1… qui demandait la fin de la pub sur France Télévisions

Le 11 décembre 2008 à 21h40


C’est un document secret. Ceux qui l’ont consulté n’ont pas pu le rendre public, ni même le conserver. Mais de quoi s’agit-il ? D’un rapport d’une vingtaine de pages remis par TF1 à Nicolas Sarkozy l’automne dernier, l’incitant fortement à… supprimer la publicité sur les chaînes publiques et à offrir quelques cadeaux aux chaînes privées. Quelques semaines plus tard, le Président obtempérait. A l’occasion de la reprise des débats (houleux) à l’Assemblée sur l’audiovisuel public, en voici deux extraits. Troublant…


Nicolas Sarkozy et Martin Bouygues, en 2004. - TF1

Nicolas Sarkozy et Martin Bouygues, en 2004. - TF1

Aujourd’hui, on remet le couvert. Après une interruption de deux jours pour parler gros sous (la loi de finance rectificative), les députés reprennent leur copie audiovisuelle où il l’avait laissée : à l’article 18 du projet de loi. Autant vous prévenir, là on est dans le lourd. L’article 18, c’est celui qui prévoit la suppression de la publicité sur les chaînes publiques. C’est donc le coeur de la réforme voulue par Nicolas Sarkozy. C’est aussi celui qui fait l’objet du plus grand nombre d’amendements (217 pour être précis). On va donc y passer un moment.

En quinze jours de débat parfois survitaminé, les députés de l’opposition ont bataillé ferme pour retarder (avec succès) l’adoption de ce projet de loi et tenter d’alerter l’opinion publique sur ses dangers. Dans leur argumentation, certains ont évoqué ce qu’on appelle le « livre blanc de TF1 », un document qui aurait inspiré à Nicolas Sarkozy l’idée de supprimer la publicité sur les chaînes publiques. A force d’en entendre parler, on avait envie de savoir ce qu’il y avait vraiment dedans. Nous n’étions pas les seuls. Plusieurs membres de la Commission pour la nouvelle télévision publique l’avaient demandé en son temps. Son président, Jean-François Copé, avait d’ailleurs publiquement promis qu’il allait le récupérer. On l’attend toujours.

Le débat autour de l’article 18 redonne une nouvelle actualité à ce « livre blanc ». Avec cette question : les dirigeants de TF1 sont-ils oui ou non à l’origine de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques ? Ils la demandent avec constance depuis longtemps. Ils ont même tenté – sans succès – de l’obtenir à Bruxelles. Nicolas Sarkozy leur a-t-il enfin donné raison pour faire plaisir à son ami de trente ans, Martin Bouygues, le propriétaire de TF1 ? Une chose est sûre : le président de la République n’était pas favorable à la suppression de la publicité sur les chaînes publiques quand il n’était qu’un simple candidat à l’Elysée. Au contraire. Dans une interview à L’Express daté du 15 février 2007, il déclarait : « On ne peut pas être exigeant à l’égard de l’audiovisuel public et le laisser dans un état chronique de sous-financement. Je préfère qu’il y ait un peu plus de publicité sur les chaînes publiques plutôt que ces chaînes n’aient pas assez de moyens pour financer beaucoup de programmes de qualité. » Pourquoi a-t-il changé d’idée moins d’un an plus tard et annoncé, le 8 janvier 2008, sa décision de supprimer la publicité sur les chaînes publiques ? Faut-il y voir un lien avec le « livre blanc » rédigé par TF1 à l’automne 2007, soit quelques semaines à peine avant cette annonce ? Difficile de ne pas le croire, car dans ce fameux document d’une vingtaine de pages que nous avons pu consulter, on peut notamment lire ceci :

« Le financement du service public de l’audiovisuel devrait être clarifié. France Télévisions regroupe de nombreuses chaînes, dont trois réseaux nationaux hertziens analogiques et capte ses ressources à la fois par un financement public et par des recettes publicitaires. Ce groupe finance ses besoins à hauteur de deux tiers par des fonds publics (le Contrat d’objectifs et de moyens de France Télévisions prévoit d’ailleurs une augmentation de 3 % en moyenne par an de la ressource publique affectée à France Télévisions, et de plus de 3,5 % en 2008) et un tiers par des recettes publicitaires. Cette “ponction”, très significative sur le marché publicitaire, est pourtant minoritaire pour les besoins de financement du groupe public.

Le financement public dont bénéficie France Télévisions lui permet ainsi de mener une véritable politique de dumping entraînant une pression artificielle à la baisse du coût des écrans publicitaires et tirant l’ensemble du marché publicitaire vers le bas. Ce mode de financement mixte se révèle donc dangereux pour l’ensemble des acteurs commerciaux de la télévision. Afin de remédier au sous-financement structurel de la télévision, il conviendrait de prendre exemple sur le modèle britannique : celui d’
un service public de l’audiovisuel fort, dont les missions sont clairement identifiées et qui est financé exclusivement par des fonds publics. Cette approche aurait le mérite d’assainir le marché publicitaire français soumis enfin aux seules lois de l’offre et de la demande. Toute augmentation de la redevance pourrait être perçue comme légitime par les Français si elle leur permet de bénéficier d’un réel service public émancipé des seules contraintes d’audience. »

Pure coïncidence ? Encore une fois, difficile à avaler. Dans cette note, TF1 demande également une dérégulation importante du marché publicitaire de la télévision en s’appuyant sur la directive européenne Services de médias audiovisuels. Cette revendication est rédigée en ces termes :

« Pour accroître l’investissement publicitaire en télévision, les pouvoirs publics doivent impérativement desserrer une réglementation malthusienne de la ressource. La publicité télévisée est, en effet, un véritable levier de relance de la consommation et, par conséquent, de la croissance économique ; elle stimule la demande, encourage la concurrence et développe l’innovation. Il apparaît, dès lors, paradoxal que, dans le même temps, les pouvoirs publics se montrent soucieux de relancer la croissance de notre pays sans chercher, par ailleurs, à libéraliser ce vecteur. Dès lors et afin de relancer d’une part la croissance et, d’autre part, le développement de son marché audiovisuel, la France, dont la réglementation se situe largement au-delà des règles minimales fixées par la Commission européenne, devrait s’aligner sur les règles régissant les marchés de nos voisins européens en adoptant les dispositions de cette directive.

Il s’avère donc nécessaire d’envisager :
-
Le déplafonnement quotidien des 144 minutes afin de s’aligner sur le plafond européen de 12 minutes en moyenne par heure.
-
Le passage de l’heure glissante à l’heure d’horloge : l’heure glissante est en effet une spécificité française en Europe qui complexifie la gestion de l’antenne.
-
L’autorisation d’une seconde coupure publicitaire dans les œuvres, permettant notamment d’optimiser l’investissement dans les œuvres de 90 minutes, qui demeurent un genre apprécié du public mais extrêmement lourd à financer.
- Une libéralisation totale de l’accès du secteur de la distribution à la publicité.
-
Un allègement des règles de parrainage. (...) »

Et qu’a décidé le gouvernement à partir de 2009 :
- le déplafonnement de la publicité sur les chaînes privées en la portant de six à neuf minutes en moyenne par heure,
- le passage de l’heure glissante à l’heure d’horloge,
- l’autorisation d’une seconde coupure publicitaire dans les films et téléfilms.
Il n’a pas libéralisé totalement l’accès du secteur de la distribution à la publicité, qui aurait déstabilisé encore plus la presse quotidienne, déjà durement touchée par la crise, mais le projet de loi prévoit une petite cerise sur le gâteau : l’autorisation du placement de produits dans les programmes. Soit une nouvelle source potentielle de recettes publicitaires pour les chaînes.

C’était notre rubrique « Fromages et desserts ».

Olivier Milot

Meurtre à la Star Academy…

Via un de mes informateurs officiels mais non appointés, faut pas déconner, j’ai pas le budget, l’exclusivité de la rentrée : la Star Ac’ se transforme en Cluedo géant dans le Marais…

Ce qui est malin, c’est que le Colonel Moutarde a, cette fois, utilisé la ceinture pour étrangler le Docteur Rémy Lenoir dans la chambre, ce qui va permettre d’en vendre plein d’exemplaires, pyrogravés avec la signature du défunt, à des fans éplorés d’avoir perdu en lui la future star des boums du mercredi…

Mais ne vous réjouissez pas trop vite, à une exception près, l’espérance de vie des candidats de cette flaque de vomi télévisuelle est bien longue, malheureusement pour nos oreilles et nos cerveaux.

Voici le « communiqué » bidon qui circule et qui doit bien faire bander les concepteurs de cette merde et frissonner quelques pétasses qui ont l’impression qu’elles ont manqué le début de la nouvelle saison de la fabrique à daube.




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Que s'est-il réellement passé cette nuit au 12 de la rue Charlot, dans l'hôtel particulier qui abrite les 16 élèves de la nouvelle promotion de la Star Academy ?

C'est vers 8 heures ce matin qu'a été découvert le corps sans vie de Rémy, le cadet de l'émission de TF1.

Comme à leur habitude les premiers candidats réveillés étaient descendu pour prendre leur petit déjeuner dans les parties communes; ne restait alors dans les chambres que 4 élèves : Flavien, Dominique, Estelle et Rémy.

Selon les sources proche de l'enquête, jean-Baptiste l'un des élève serait remonté dans sa chambre pour se préparer avant le cours de danse; c'est alors qu'il a découvert le corps inanimé de Rémy avec qui il partageait la chambre. Selon les premières déclarations du médecin qui a examiné le corps "Rémy a été étranglé à l'aide du ceinturon qu'il porté vendredi lors du prime", l'heure de sa mort est estimée entre 3 et 4 heures du matin.

Tous les élèves ont été placés en garde à vue aux premières heures de la matinée ainsi qu'une partie de la production et les cadreurs présents sur place durant la nuit.
Fait troublant : aucune des images diffusée durant le live ne porte trace de l'événement. En charge maintenant aux enquêteurs de visionner l'intégralité des enregistrements des 50 caméras qui filment en permanence l'intérieur du loft.

Dans la quotidienne de ce mercredi on avait pu voir Rémy en conflit avec certains de ses camarades au sujet d'un différent qui les opposaient à cause de ses dernières prestations.

"Nous sommes tous consternés par ce qui vient de se passer" a déclaré ce matin Angela Lorente sur Europe 1 au micro de Jean-Marc Morandini "C'est une émission de divertissement, cela n'aurait pas dû arriver, il faut maintenant laisser la police faire son travail et découvrir ce qui s'est passé".
La productrice a confiée que le prochain prime serait remplacé par une émission hommage à Rémy et à son parcours dans la Star Ac'.





Bon enfin bref, beau « test de perméabilité des médias », comme le dit un commentateur de Zuneo et bonne façon de vérifier que la Star Ac’ peut encore faire réagir, même en annonçant des événements dans une saison qui n’est pas commencée, avec des gens qui n’existent pas. J’ai copié le texte sans le corriger, que vous voyez bien que chez TF1 et endemol, la grammaire, l’orthographe, la syntaxe, c’est optionnel.

Vous noterez quand même que la fausse victime (dont le visage semble un “mix” d’autres visages) au regard vide etglobuleux a un indéniable faux air d’une « vraie » victime de la Star Ac’, le défunt (mais de cause naturelle) Grégory si je me souviens bien. C’est pas un poil macabre et crapuleux, ces méthodes de TF1 et Endemol, les apôtres de la merde en tube (cathodique) et les prêcheurs de sarkozytler auprès du bon peuple décérébré ? Oh non, pas leur genre, aux vendeurs de matière grise disponible…

Bah, encore un truc que je ne vais pas regarder, mais auquel il va être pratiquement impossible d’échapper quand même.

Si seulement les éliminations de candidats pouvaient vraiment se faire ainsi, physiquement, à la Tony Soprano, je regarderai sans doute. Je verrai bien la directrice faire à un professeur une proposition qu’il ne pourrait pas refuser. Ou bien un élève rappeler à un autre qu’il lui doit un service. Ou encore la directrice se réveiller avec une tête de cheval dans on lit… Ça serait énorme, la Mafia Academia, non ?

Toutou ? Youtou !

Depuis la disparition très médiatisée du 12 le 2 avril 2006, le service de renseignement téléphonique “historique”, une concurrence intense oppose tous les opérateurs qui se sont placés sur ce marché, qui doit être fort attrayant, j’imagine.

Certains se souviennent peut-être que Free avait, au début, proposé un numéro de renseignement gratuits, que j’utilisais exclusivement et recommandais bien sûr autour de moi. Ses concurrents l'ont rapidement fait interdire, arguant d'une concurrence déloyale. J’avoue que je reste très dubitatif sur le bien-fondé de leur démarche. Mais l’affaire est malheureusement jugée et si Free n’a pas fait appel, ce n’est pas moi qui le ferai…

Voici un nouveau modèle économique qui apparaît, à l’initiative de la société qui détient le fameux toutouyoutou, avec ses deux héros parodiques de Véronique et Davina (mais il faut avoir l’âge de se souvenir de leur émission Gym Tonic qui voulait tonifier les ménagères et n’hésitait pas à inviter le gros beauf ultime, Bernard Tapie, en short et poils saillants, pour faire du step avec elles), que justement les gros beaufs adorent imiter à chaque occasion de se déguiser… Le beauf n’a pas le sens de l’ironie au point de comprendre le paradoxe de sa démarche, dans ces cas-là.

118218


Bref, revenons à notre sujet. Toutouyoutou, c’est plus facile à taper sur un clavier avec les touches : 118 218.

Et quelle est cette nouveauté, donc ? Eh bien, ils proposent des renseignements gratuits via le 118 713.

Quel est le piège ? Simple : il faut subir deux messages publicitaires de 10 à 15 secondes chacun, un premier avant la mise en relation avec l'opérateur et le second avant que le numéro recherché soit communiqué.

On paye déjà pour tout, souvent pour un service mauvais ou inexistant (par exemple France Télécom, à cause de qui, depuis plus d’un an, ma connexion téléphonique/internet est en pointillés et de qualité très mauvaise à juste acceptable, quand elle fonctionne enfin), alors un service gratuit sponsorisé peut être intéressant, surtout pour ce genre de chose.

Je hais la publicité et surtout son invasion, mais disons que si l'on est très pressé, on choisira de payer ; sinon, c'est une économie ponctuelle qui fait plaisir…

Mais attention, ça n'est pas si simple que ça et je vous invite à lire l'article de 01net., pour en apprendre un peu plus.

En effet, non seulement le service n'est pas "gratuit" depuis tous les postes et peut être facturé 0,56€, ce qui fait cher les 30 secondes de pub, surtout quand elles sont payées par la victime. Mais en outre, la qualité est très discutable, car leur "service" à base de reconnaissance vocale (eh oui, pour ce "prix", ne vous attendez pas à parler à un humain…) est visiblement lamentable et n'envoie pas de SMS avec les informations, ni ne propose de mise en relation directe.

Ce dernier point est d'ailleurs, comme dit 01net., “ un mal pour un bien puisque certains opérateurs de renseignements téléphoniques surfacturent les communications qui suivent la mise en relation avec le correspondant. ”

Ajoutons qu'ils ne préviennent bien entendu jamais de cette surfacturation, bien sûr.

Bref, rien ne vaut un accès à internet pour chercher un numéro. Vive l'iPhone et son forfait data illimité. Mais merde à Orange pour sa couverture lamentable du territoire.

Il y a des endroits où je captais parfaitement SFR et où maintenant je n'ai plus de signal opérateur ! Et je ne parle pas de recoins improbables de la campagne ou d'un troisième sous-sol, non. Je parle, par exemple, d'un immeuble en plein centre ville de Bordeaux.

Vivement qu'Apple ne soit plus marié à Orange en France et qu'on puisse donc utiliser l’iPhone et avoir le visual voicemail chez SFR sans manipulations dangereuses, pénibles et illégales !

Peut-être que l’arrivée de la version 2 de l’iPhone sera l’occasion pour Apple de négocier de nouveaux modèles de distribution de la petite merveille, y compris en France où le choix d’Orange comme partenaire exclusif démontre que même Steve Jobs peut faire des conneries monumentales ?

On peut rêver, non ? Enfin, tant que sarkozy n’a pas décrété que c’était contre-productif…