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peinture

De retour…

Bon, courage à moi… si je ne m’encourage pas, qui le fera, après tout ?

Alors quoi, après beaucoup d’assiduité, des accidents et un retour presque réussi, j’avais fini par opérer un changement radical, avec la volonté de redevenir un “blogueur” régulier, je reviens ?

Pourquoi ? Parce que le monde a besoin de ma prose, bien sûr.

Ou plutôt, parce que mon monde à moi a besoin de “proser”. Être lu, c’est bien, mais écrire, c’est la seule réelle nécessité.

Et puis aussi, même si cela me démangeait depuis longtemps, parce que cette contrainte que je m’imposais me manquait. Un déclencheur a été le hasard, aujourd’hui de “tomber” une nouvelle fois sur un blog que j’avais déjà eu le déplaisir de consulter en diagonale et qui est venu, une nouvelle fois pointer sa gueule nauséabonde dans les statistiques de mon compte Flickr.

L’auteur a créé un lien vers une image que j’ai publiée là pour illustrer mon dégoût pour sarkozy, ce qui lui inspirait un nouvel épisode de logorrhée teigneuse, à la rescousse du nain du même métal… C’est comme cela que j’étais tombé sur lui la première fois.

Et comme cette fiente a quelques lecteurs. Et comme ces lecteurs cliquent parfois sur ses liens, je le vois, deux-trois fois par an, apparaître comme un des <1% de mes statistiques, que j’aime consulter parce que les courbes, les camemberts et tout ça, ça m’a toujours plus, je ne sais pourquoi. Et parce qu’il est amusant, souvent, de constater par quel biais étranges les gens trouvent vos écrits ou vos images et qu’il est intéressant, parfois, de découvrir à cette occasion, certains sites.

Toujours est-il qu’aujourd’hui, j’ai donc à nouveau vu ce connard-s-luly (le nom a été changé, pour ne pas lui faire de propagande gratuite) hébergé chez blogspot.fr et comme son nom ne me marque pas, j’ai à nouveau “remonté” le courant, pour reconnaître seulement une fois sur sa page le design glauque, les tableaux laids et la prose de chiasse de ce donneur de leçons.

Un rapide (ça se lit vite, heureusement) tour dans ses derniers billets et dans quelques plus anciens, pour constater que l’individu n’est qu’un aigri hallucinant, facho tendance intello, prétentieux, imbu de sa personne dans des proportions dignes d’un enfant naturel de bhl et alain delon, détenteur du bon goût absolu en littérature, musique, peinture, sculpture et étrons, vous lançant à la gueule citations et références piochées dans une soi-disant culture qu’il étale d’autant plus qu’il en a peu, comme un vernis bourgeois sur sa bêtise qui le dispute à sa méchanceté, sur sa bassesse qui le dispute à sa vacuité.

On sent, en filigrane, l’artiste frustré, qui sur-joue le détachement, prenant de haut “les augustes personnages (à qui il explique une bonne fois pour toutes) comment il faut s’y prendre pour connaître le vrai succès après lequel ils courent en vain, alors (qu’il) tente par tous les moyens de (s’en) préserver.”

On croît rêver. Une telle concentration de prétention dans un seul individu, ça dépasse l’entendement. Et en fait, l’artiste frustré n’est pas en filigrane, mais bien en lettres capitales, de douze mètres de haut, clignotantes comme une enseigne de Las Vegas. Il n’a pas grand besoin de se préserver du succès, le succès saura bien continuer à l’éviter consciencieusement, bien qu’il tente de fourguer son CD au titre grandiloquent à 10€ pièce… de la musique concrète, soi-disant. Le pauvre Pierre Henry doit en faire des cauchemars, de cette bouillie sonore qui se réclame de lui, alors qu’elle évoque plus un bontempi frappé d’Alzheimer.

Au passage, cette perle provient d’un de ses courts billets intitulé “Mon Camp” dans lequel il clame avec fierté sa prochaine lecture du Camp des saints de cet autre connard raciste qu’est jean raspail, plaçant à l’occasion un jeu de mot digne de patrick sébastien sur le camp des seins. Esclaffez-vous, braves gens, l’élite condescend à vous éclairer de son humour, en utilisant au passage l’illustration - subtilité folle, tenez-vous bien - d’une femme au buste nu ; une photo volée, comme à son habitude.

Ce “compositeur, pianiste, écrivain, peintre…” donne un lien vers son compte SoundCloud, mais il est tellement stupide qu’il le donne sous cette forme : soundcloud.com/you/sets

Il n’a pas compris que cette URL n’est valable que pour lui-même. Et encore, à condition qu’il soit connecté à son compte sur cette machine. On me l’aurait raconté, je ne l’aurais pas cru. Mais si, c’est possible.

Et son autoritarisme imbécile va jusqu’à traiter une autre blogueuse, qui parle de musique, de “conne” et de “malfaisante”, sans doute jaloux qu’il est de ces titres pour son usage exclusif ? Il en profite pour dire que Gainsbourg l’indiffère absolument, ce qui prouve une fois de plus qu’il est incapable de voir la talent, même quand icelui lui gicle à la face, mais je dois reconnaître, même si ça me fait un deuxième anus, façon punaise femelle, qu’il y a un point sur lequel nous sommes d’accord : “Paul McCartney de mes deux et ses Beatles à la con”…

Au passage, je vous invite à aller voir et écouter le travail de Giovanni Dettori évoqué par cette “blogueuse” et qui a provoqué l’ire du détenteur de la Vérité, pourfendeur de… tout les autres : Lady Gaga Fugue, une pièce basée sur le thème de Bad Romance de Lady Gaga.





Jolie fugue, à mon humble avis. Mais le talent nécessaire à la maîtrise de cette écriture contrapuntique doit lui rappeler douloureusement qu’il en est totalement dénué.





Pour paraphraser le cuistre en question, quand il parle des “gauchistes” (l’usage de ce vocable le révèle d’ailleurs immédiatement comme le vieux débris “droitiste” archétypal qu’il est), il est en fait tellement caricatural - qu'il faut le laisser s'exprimer, seulement ajouter des guillemets à son délire pour le séparer de la vie réelle, mettre sa prose sur scène et la laisser s'agiter toute seule, et ne surtout pas en rajouter, ça la gâcherait.

Il est tout ça et il est affreusement fécond. Une production dense et abondante, pléthorique à défaut d’être de qualité. Qui s’étale (le verbe est particulièrement approprié, s’agissant de purin) de 2007 à 2012, avec un faux départ en 2003. Sans parler de son incartade “musicale” ou de ses abondantes “œuvres plastiques” ou de son compte Flickr où une interminable série de photos chiantes et laides (souvent de ses tableaux, mais pas que) aux légendes prétentieuses égrènent sa vision d’un monde qui tourne autour de lui.

C’est d’ailleurs un signe, en remontant toutes ces pistes de sa présence en ligne, je me suis aperçu qu’il fait partie des nuisibles que j’avais déjà “bloqué” sur Flickr. Pas de hasard… juste la sérendipité dans toute sa splendeur.

Et voilà pourquoi j’ai ressenti le besoin de revenir à l’écriture et surtout à sa publication. Parce qu’il me semble improbable de laisser le champ à cette hémorroïde épistolaire qui se revendique comme tel et pose, en exergue de son pénible blog un “plutôt mort que sympa !” dont on ne peut que souhaiter que la première proposition se réalise le plus tôt possible, d’ailleurs.

Tiens, au passage, rien à voir, j’aime beaucoup la façon totalement neutre dont l’adjectif qui qualifie le mieux l’individu qui “m’inspire” est traité là : What does the French word connard mean? How is it pronounced and used?

Eh oui, ce fut le mot du jour… un jour. Sacrée Laura.

Definition: (familiar) - idiot, jerk, schmuck

C'est un vrai connard ! - He's a real jerk!

Related: une connarde / une connasse (familiar) - bitch, cow

(click the little graphic below to hear the Mot du jour pronounced)
Pronunciation: [kuh nar]


Bon, la reprise en écriture est aussi difficile qu’en sport. C’est l’âge, tout est plus laborieux. C’est pas beau, de vieillir. Faudrait pas vieillir, ma bonne dame. J’ai mis plus de temps à écrire ce billet que je n’en aurais mis à l’époque de mes débuts de “blogueur”, autrement dit juste le temps de le taper. Mais ce n’est pas grave, je ne cherche plus autant à réagir dans l’instant. Réagir est déjà bien, à mon âge.

Bon, je vais essayer de m’y tenir, cette fois.




Filming day… sur pointe.

Serein ? Puissant.






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Cliquez sur le lien, c’est le seul moyen de l’avoir en HD et en plein écran.



À petits pas, son art se fait une place sur la toile…

Joli cadeau d’anniversaire : ma première parution dans la presse, sous la plume cultivée et attentive de Pierre Pech. J’aurais préféré l’autre photo que ce charmant Monsieur a prise, mais il devait y avoir des impératifs de cadrage…

Et au passage, un immense merci à Andrés pour l’hébergement du site et à Sébastien pour avoir fait en sorte que mes mails arrivent à bon port. Que ferais-je sans vous ?



LE BOUSCAT, PEINTURE. Zerbeline expose des tableaux qu'elle peint en dansant, les pieds dans la peinture

photo de Zerbeline © Pierre Pech
Zerbeline a passé plus de dix ans de sa vie à danser. Maintenant, elle exprime son talent sur des toiles… avec ses pieds ! Son parcours est pour le moins original. Elle découvre la danse à 10 ans. Quitte son premier cours en pleurs. Et devient danseuse professionnelle ! Pour cela, elle a passé des années à reproduire des mouvements, à apprendre un alphabet. La danse est devenue une seconde nature.

Une trace

Puis, le temps des compagnies est arrivé. Là, il a fallu se plier aux exigences des chorégraphes, des metteurs en scène. Zerbeline connaît alors des moments magiques, les « mercis » du public, les applaudissements. L'état euphorique du danseur qui a la parole, quand il joue avec son corps. Mais, de cela, que reste-t-il ?

Zerbeline a décidé de « marquer » la danse, de laisser une trace pérenne. De quitter le confort qu'offre l'interprétation, de prendre le risque de la création. S'exposer, c'est se mettre à nu. Ses toiles sont des fulgurances. Comme des éclairs, elles sont très intenses et très brèves. Ses pieds laissent des traces aveuglantes. Inspirées, ésotériques, féeriques. Le blanc immaculé de la toile sert de portée à l'expression musicale. Sa danse sur toile est une écriture, un poème rimbaldien ou baudelairien. Les sentiments se mélangent, s'expriment. Si l'écriture est poésie, la danseuse est toile.

Automatisme

À la manière de Joan Miró, Zerbeline fait naître par la pratique de l'automatisme un monde d'une liberté et d'un dynamisme arachnéens. La surprise naît de l'envol. L'éphémère est saisi, capté, dévoilé. L'irréel devient réel. Zerbeline illumine les étoiles. Zerbeline : Z magique !

Exposition au 48, avenue de la Libération jusqu'au 18 septembre.
Zerbeline.com
z@zerbeline.com
06 16 98 49 65.

Auteur : Pierre Pech

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J’ai envahi une salle de danse. Enfin, mes tableaux plus exactement.

Ils ont pris leurs places naturellement dans ce lieu. Il y a même des traces qui sont nées sur les murs et sur les tables. Tout ce monde respire mieux.

Il fallait à ça un témoin. J’ai donc donc demandé à notre chère télévision locale de bien vouloir avoir la gentillesse d’envoyer un journaliste. Il a fallu lui répéter plusieurs fois pour que ça rentre mais elle (la chaîne de télé) a fini par comprendre. Tiphaine fût donc l’heureuse élue.

NumberOne s’était déplacé pour l’occasion et aussi pour voir quelles possibilités il aurait pour acheter une Canadienne. Merci Hugues d’être venu. C’est toujours un plaisir de te voir et de savoir que tu t’intéresses à ma production.

Donc.

Elle est venue avec sa caméra et son pied qui pése deux tonnes. Elle est restée deux heures et nous nous sommes donné un autre rendez-vous car elle avait peur de ne pas avoir assez d’images de danse.

Et elle a fait ça de toutes ces images et des vingt minutes d’interview :



C’est vraiment bizarre de se voir à la télévision, de s’entendre… C’est pas franchement agréable. Ce qui est bien, c’est que je vois maintenant à quoi ça ressemble quand je peins.
C’est loin d’être le début de la gloire… Quoi que…

Nous sommes allés chez Ikéa. Je cherchais les cartons plats super facile à emporter. T s’était installé avec H et l’iPhone. Je reviens en lui disant que le tabouret à roulettes est manquant et que les boîtes transparentes, y en a plus. Et là, avec des yeux étonnés, il me dit : « Je viens d’entendre quelqu’un dire “Regarde, c’est la fille qui peint avec ses pieds, sur la toile. Je l’ai vue à la télé !”. Alors j’ai dit “Oui, c’est elle”. Tu te rends compte, on t’a reconnu. »

Presque le début de la gloire, non ?

Exposition…

Zerbeline Expose '08
Cliquez sur l’image pour voir l'affiche en grand • Click on the image to see the poster at full size

zerbeline.com • • +33 6 16 98 49 65


Quand ?
juin, juillet et août 2008
When?
june, july and august 2008

Où ?
au studio Combes, 5 rue Louis Combes à Bordeaux - sonnez à "danse"
Where?
at the Combes dance studio, 5 rue Louis Combes in Bordeaux, France - ring at "danse"

Heure ?
accès libre de 17h à 21h, du lundi au vendredi ou sur rendez-vous
à partir de juillet, sur rendez-vous seulement
Time?
free access from 5PM to 9PM, monday to friday or by appointment
starting in july, by appointment only

Quoi ?
une nouvelle forme de danse retranscrite
What?
a new way of dancing and writing it