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Music

La der de Scorpions

Rudolf Schenker et Matthias Jabs, les deux guitaristes de Scorpions en action. PHOTO © STEVE JENNINGS
Rudolf Schenker et Matthias Jabs, les deux guitaristes de Scorpions en action.
PHOTO © STEVE JENNINGS


Le mastodonte du hard rock allemand prend sa retraite. Après trente-six ans de bruyants et loyaux services, sa tournée d'adieu arrive en Aquitaine, à Bordeaux et à Pau.

Interview sur SudOuest.fr





J'ai vu le début de cette gigantesque tournée d'adieux au HellFest 2011 dont les Scorpions assuraient le headline de la deuxième journée.

Ils sont encore en forme et Klaus Meine à toujours une très bonne voix. C'était très sympa comme concert.

Et sur "Still Loving You", les metal heads, pourtant tous en tenue death ou goth et sortant de deux jours de métal extrême avec circle pits géants et walls of death d'apocalypse, se sont mis à danser des slow partout dans l'immense foule. C'était vraiment étrange et décalé.






Poupées meurtrières…

Les sublimes Murderdolls furent en Terre Sainte à Barbey.

Soirée horror-hardcore-punk U.S..





Murderdolls and Motörhead… everything else is shit.





Cours de métal…

Vincent Bosler dit : « Avec la guitare jouet en plastique qui fait le solo en live, mortel ! »





Eh bien entre 2:17 et 2:19 la caméra fait un gros plan sur la petite guitare en plastique (d'inspiration Fender) qui initie le solo. Elle doit avoir deux-trois sons programmés et elle doit être activée par un roadie ou une pédale trafiquée. Les instruments jouets attiraient pas mas les groupes grunge pour le côté décalé. Après la mort de Kurt Cobain par exemple, Krist Novoselic (le bassiste de Nirvana) s'est produit dans des petits clubs avec un groupe qui jouait sur des instruments jouets et dont le soliste était d'ailleurs un enfant… mais qui lui avait une vraie guitare.




Et sur ce lien, il dit : «Comme quoi dans les Landes, on fait pas que du confit.»





Pour Gojira, cette video est tournée à Barbey. J'ai ce live et ils me l'ont même dédicacé.

J'ai une théorie à leur sujet : ils ont absorbé toute la mana disponible dans les Landes qui ne peuvent plus rien produire d'autre sur le plan culturel.

Ils sont devenu un des deux groupes culte du métal intello-death-progressif (avec les suédois de Meshuggah). Tous les grands groupe U.S. comme Metallica, Machine Head ou Lamb of God les badent complètement (j'ai déjà vu certains d'entre eux venir les écouter sur le bord de la scène lors des festival). Et ils ont ouvert dans les stades pour Metallica sur la dernière tournée U.S..

Leur prochain album à sortir cette année va les installer comme des leaders toute catégorie du métal.




En attendant l'été…

The Very Small Orchestra, on ne peut pas faire plus petit comme orchestre. Ils sont deux. Mais c’est du lourd :

Billy Wild Masterflash alias Kiki, harmoniciste star du Pays Basque (Nico Etxart, Sister Simone, @l’arrache.com, Sixties soul band…) et John Michael Roumegous alias Vince Taylourd alias Grosch Hyène (The Hyènes, The Spooky Jam, Valhère…) à la guitare et au chant jouent leurs compos et reprennent sans complexes aussi bien Metallica qu’Adamo…

Un magnifique clip par le Révérend Bosler, en personne…



The Very Small Orchestra - Biscarosse dans les... by thespookyjam


Sérieusement, achetez l’album, c’est votre préféré, mais vous ne le savez pas encore !

The Very Small Orchestra and The Other Fuckers - Wahou!

Pour le commander, il vous suffit d’envoyer un chèque de 10 + 2,53 € (frais de port) = 12,53 € à l’ordre de Gloria L’Asso, accompagné de vos coordonnées postales lisibles à cette adresse:

Vincent Bosler
1 bis rue Manessier
94130 Nogent sur Marne

Vous recevrez:
- votre album chez vous,
- la gratitude éternelle du groupe.





Clowns of the Deep

À part ça il faut que je vous raconte le concert d'Eric McFadden au CaféMusic samedi dernier.

Donc Eric McFadden est un grand guitariste de blues-rock de San Francisco, qui a grandit à Albuquerque (46 ans cette année). Il a créé un style mêlant blues, rock, folk US, flamenco, jazz manouche, country… le tout avec une virtuosité reconnue mondialement.

Il est l'artiste vedette de la marque Godin (c'est lui sur leurs affiches) et joue sur une sublime 5th Avenue Kingpin Black à corps creux (et pas chère en plus) et sur ampli Orange pour le clean (me too) et Vox pour le saturé (ah, là, moi, c'est Peavey).

Il a une voix très chaleureuse et dégage la bonhomie, la sympathie, la puissance et le respect à la fois.

Sa formation actuelle est un trio avec contrebassiste amplifié et batteur et le style blues rock pêchu et parfois planant.

Donc il nous fait l'honneur de passer sur Furyana VI. En première partie les profs et élèves de la Rock School du Café Music présentent quelques morceaux en groupes de trois à cinq guitaristes. Et là je me dis ça va être sympa.

Eh bien pas du tout.

Les morceaux sont trop ambitieux (Robert Fripp, Pete Townshend, …) et personne n'est au niveau… Bon, pourquoi pas. Mais le problème c'est qu'ils sont très prétentieux et se la jouent à la Al Di Meola + McLaughlin + Paco de Lucía à San Francisco un vendredi soir de 1980… Risible.

Sur ce, ils laissent la scène à Eric qui fait un show époustouflant avec un style inspiré de Billy Gibbons, John 5, Hendrix et Al Di Meola à la fois. Sidérant.

Eric McFadden at the Viper Room in Los Angeles, California June 7, 2007 • Photo by Chris Lea • chris.lea@gmail.com

Lors du rappel, il casse une corde et comme le set touche à sa fin et qu'il n'a pas de guitar tech (il faut qu'il m'engage) il demande "Can I borrow a guitar to someone?" Et là je me dis qu'un des dix crétins de la Rock School va se précipiter backstage pour lui prêter la sienne… je me retourne : plus aucun d'entre eux dans la salle !

Olirza, la sympathique jeune photographe rock est, comme moi, stupéfaite de la situation… elle court alors à l'étage où sont les locaux de l’assos et en redescend en tirant quasiment par le col un des jeunes profs branleur de la Rock School, qui finit par trouver une guitare à Eric. Ces connards n'assistaient pas au concert et faisaient la fête à l'étage pour commémorer leur pathétique prestation.

Je les aurais étripés sur place à coup de cuillère à café rouillée.

Après le show j'ai rencontré Eric McFadden qui m’a dédicacé son double album “Dementia” et la set list MANUSCRITE du show et qui est resté parler longuement dans la salle avec des vieux fans de jazz qui en pleuraient presque. Il est très doux, aimable, serein. Quel contraste, encore une fois, avec les prétentieux minables de la Rock School…

Rage.




"Clowns of the Deep" est le titre d'un des morceaux d'Eric McFadden de 2003 sur l'album "Diamonds to Coal" … il correspond bien à ces tristes sires montois. McFadden lui aussi sait que les clowns sont nos ennemis !






Judas Juda-a-a

Bon, la puissance médiatique de Lady Gaga fait qu’un nouveau titre d’elle est instantanément entendu et commenté partout. Et globalement apprécié.

Mais il faut bien reconnaître que son Judas ressemble à tous ses titres précédents. J’aurais aimé pouvoir faire la différence plus nettement entre un de ses morceaux et… tous les autres. Dommage, elle a un potentiel intéressant et vraisemblablement un talent et une personnalité qui ne demanderaient qu’à s’exprimer, mais elle semble vouloir le gâcher en se transformant en chair à majors, débitant du tube formaté et insipide au kilomètre.

Finir en musique de fête foraine et de centre commercial, ce n’est pas ce qu’on devrait ambitionner, quand on est artiste.

Alors moi, je conseille plutôt d’aller écouter le Judas de l’indispensable et géniale Constance Verluca (Judas) ou des non moins indispensables et géniaux Depeche Mode (une des versions de Judas), pour changer.

Et si vous êtes aventureux, vous pouvez même aller écouter les Judas de Cage The Elephant (Judas), Dover (Judas), Kelly Clarkson (Judas), Los Suaves (Judas), Helloween (Judas), Yngwie Malmsteen (Judas), Gordo Master (Judas) ou Mägo de Oz (Judas).

Juste histoire de se rafraîchir les oreilles. Tout n’est pas bon, loin de là, mais au moins ça change.

D’autres m’ont échappé ?


Judas © newsday.co.tt



Ok, Lady Gaga’s media power is so huge that a new track from her is immediately heard and commented everywhere. And widely liked.

But you have to admit her Judas sounds like all her previous tracks. I wish I could easily tell the difference between one of her songs and… any other one. Too bad, she has a real potential and most likely a talent and a personality that would shine, but she seems determined to spoil this by turning into a major company’s product, pissing formatted and dull hits at will.

Ending up as fun fair or mall music isn’t what an artist should wish for.

Thus, I strongly recommend listening to the indispensable and genius Constance Verluca’s Judas or the no less indispensable and genius Depeche Mode’s Judas (that’s one of their versions), for a change.

And if you feel adventurous, you can also go listen the Judas by Cage The Elephant (Judas), Dover (Judas), Kelly Clarkson (Judas), Los Suaves (Judas), Helloween (Judas), Yngwie Malmsteen (Judas), Gordo Master (Judas) ou Mägo de Oz (Judas).

To freshen up those ears. Not everything is good, far from it, but at least, it’s different.

Any Judas I’ve missed?





Good music, bad dancing…

via Alban…







Gaga !

I was really baffled by this.

I used to think Lady Gaga was just another bimbo casted because she looked good and could sing in playback on some low quality tuning pseudo techno.

And since I love electronic music of many sorts, I hate it when it's reduced to less than basic shit, for fun fairs and tuning meetings. Which is what Lady Gaga's tunes sounded like, each time I heard it (luckily not often, since I don't listen to entertainment FM or watch music channels).

So, when my friend Alban told me about the last Saturday Night Live and her appearance along with Madonna, I was intrigued and found the confrontation quite funny, even if badly acted, but didn't change my opinion on the musical production of the cute girl we're talking about.

And then I saw this. And wow. Not only the dress looked so great in itself already, but even better on her that I could listen to this crap without having my ears bleeding, my eyes, being too much sollicited ; but when she walked to the piano and I began to fear the worse or simply a funny cheek in tongue for the SNL and I heard her sing so good and play the piano so well, I was amazed.

Not only she sings well, but she also plays very well. Unbelievable.

She's a real artist, not only a marketing creation by some sort of bad producer, here only to make money.

She can sing, she can play. She has talent.

Too bad she's now misusing it to record and play some pathetic mix of bad techno and bad pop.

I sincerely hope she'll have enough success to be able to, some day, release records more worthy of what she's capable of.

And well, for the stage costumes, I won't mind if she keeps on in this very sexy and original style. ;o)

And wow, I want that metallic circles dress for Z !





J'ai vraiment été stupéfié par ça.

Je pensais que Lady Gaga n'était rien qu'une nouvelle bimbo, choisie parce qu'elle était jolie et pouvait chanter en playback de la pseudo techno merdique spécial tuning.

Et comme j'aime la musique électronique sous ses nombreuses formes, je hais quand elle est réduite à de la merde plus que basique, pour les fêtes foraines et les rencontres de tuning. Ce qui était exactement le son de Lady Gaga chaque fois que je l'ai entendu (heureusement pas trop souvent, puisque je n'écoute pas les FM musicales ni ne regarde les chaînes musicales).

Donc, quand mon ami Alban m'a parlé du dernier Saturday Night Live et de son apparition avec Madonna, j'ai été intrigué et ai trouvé le sketch amusant, même si mal joué, mais ça n'a pas changé mon opinion sur la production musicale de la jolie fille dont nous parlons ici.

Puis j'ai vu ça. Oh bon sang. Non seulement la robe est sublime en elle-même, mais elle est si superbement bien portée que j'ai pu écouter cette bouse sans avoir les oreilles qui saignent, mes yeux étant trop sollicités ; mais en outre, lorsqu'elle s'est approchée du piano et que j'ai commencé à craindre le pire ou bien juste un clin d'œil pour le SNL et que je l'ai entendue chanter et jouer du piano ainsi, j'ai été médusé.

Non seulement elle chante bien, mais elle joue aussi très bien. Incroyable.

C'est une vraie artiste, pas seulement une création marketing d'un producteur merdique, là seulement pour générer du fric.

Elle sait chanter, elle sait jouer. Elle a du talent.

Dommage qu'elle le galvaude pour enregistrer de pathétiques croisements entre mauvaise techno et mauvaise pop.

J'espère réellement qu'elle aura assez de succès pour se permettre, un jour, d'enregistrer des disques plus dignes de ce qu'elle est capable de faire.

Et pour ce qui est des costumes de scène, je ne vois pas d'inconvénient à ce qu'elle garde ce style sexy et original. ;o)

Et il me FAUT cette robe métallique à cercles concentriques pour Z !

NǽnøĉÿbbŒrğ VbëřřĦōlökäävsŦ

NǽnøĉÿbbŒrğ VbëřřĦōlökäävsŦ - The Ultimate Fate Of The Universe
This is, as far as I know, the longest music album ever released. It lasts almost 23 hours.

And it’s free. It’s not in great quality (128K MP3), but it’s quite interesting nonetheless and I encourage you to listen to it. And their other albums, too…

The Ultimate Fate Of The Universe is one of the conceptual creations of a group I didn’t know before today, NǽnøĉÿbbŒrğ VbëřřĦōlökäävsŦ (easier to pronounce as Nanocyborg Uberholocaust).

They present themselves as follows :

NǽnøĉÿbbŒrğ VbëřřĦōlökäävsŦ (Also referred to as Nanocyborg Uberholocaust) are an extremely underground band who play a dank, bleak, light-void music commonly referred to as "Ambient Cosmic Extreme Funeral Drone Doom Metal".

Originating from the frostbitten heart of Antarctica in a South Pole Research Center, Dark Dude and Wavanova ; two scientists who also happened to be musicians, realised one day they shared very similar music tastes and had similar interests in drone and avant-garde, as well as discovering they both were in possession of a bass guitar and amp.

The two soon planned to venture to the exact South Pole, the bleakest coldest place on Earth, and record what would become NǽnøĉÿbbŒrğ VbëřřĦōlökäävsŦ's first album, The Ultimate Fate Of The Universe.

With influences like :

DragonForce, Earth, Hellspawn Warhammers Of The Nordic Wind, Merzbow, Nine Inch Nails, Paramore, Sunn O)))

Dead Lazers

Merci à Alban de m’avoir signalé ce clip, tourné à Londres, malheureusement en son absence, pour cause de plus si jeune que ça ;)

Kap Bambino, j’adore. Et ce n’est pas seulement parce que c’est un couple de Bordelais et que Caro est une amie. C’est que c’est bien. Très bien. Tout simplement.


Dead Lazers



Et s’il fallait l’éviter ?

Les 12 jours iTunes sont une bonne idée sur le principe et après tout, un cadeau est (presque) toujours bon à prendre. Mais s’il y a eu de bonnes surprises dans ces cadeaux, il faut le reconnaître, là, on se dit vraiment qu’ils font les fonds de poubelle.

Certes, iTunes avait déjà offert dans ses morceaux gratuits du mardi de faramineux étrons musicaux, comme « Mauvais garçon », des Naast, donc nous savons que nous pouvons nous attendre au pire. Mais parfois, c’est le meilleur qui arrive, avec d’indéniables perles comme « Quand l’amour, ce rat mort » de Renaud Papillon Paravel, un choix courageux et original, ce qui devrait être l’essence de ce genre d’opération : faire découvrir de nouveaux artistes, qui n’ont pas (encore ?) l’audience qu’ils devraient.

Mais vraiment, là, c’est le comble de la ringardise, de nous ressortir la poux hurleuse ou rocailleuse, dont les seuls mérites objectifs sont de faire la fortune des chirurgiens esthétiques et des spécialistes de la retouche sous Photoshop.

Un exemple ?

Regardez par exemple la différence entre cette photo de promotion :

1


et sa tête forcément moins retouchée (mais pourtant terriblement maquillée et « chirurgisée ») dans le clip :

Picture 10


Bon, au moins, elle semble faire l’unanimité, avec son clip de « Et s’il fallait le faire » dans les critiques laissées sur iTunes. C’est juste dommage que « killpeach », qui a raison sur le fond de son discours, le « décrédibilise » par une syntaxe, une orthographe et une grammaire en dessous de tout.

Je vous recopie son texte en français, pour mieux l’apprécier :

«
Si ça continue, faut que ça cesse. 12 days gift = vecteur de réinsertion du has been

Avec ces 12 jours cadeaux et Patricia Kaas, on atteint le summum de la médiocrité. Je croyais que nous nous en étions débarrassés il y a 20 ans, de la « casse » (où elle devrait être, d’ailleurs). Apparemment, elle ne veut pas aller à la maison de retraite, c’est du grand n’importe quoi, ces « 12 jours cadeaux », je comprends mieux pourquoi c’est gratuit : vous utilisez cette opération comme vecteur de réinsertion des has been, vous nous refourguez vos vous savez quoi, là !
»

Picture 9


Et puis l’autre n’est pas mal non plus, je trouve. Et au moins, il n’y a pas de fautes… ;o)

«
Et s’il fallait l’éviter ?

Deux minutes de téléchargement et 45Mo de gaspillés. Tous les cadeaux ne sont pas bons à prendre.

Pourquoi ne peut-on pas mettre moins d’une étoile ? Le zéro étoile devrait être proposé dans les classements.
»

Bon, au moins, nous avons échappé à pire encore, ils auraient pu nous fourguer carla sarkobruni… Mais en fait, il reste quelques jours et nous ne sommes pas à l’abri. D’autant que la soi-disant chanteuse en question a été proclamée, dans cette même boutique en ligne, « diva ». Si, si. Lisez donc.

Les « gens » ( ? ) de chez iTunes ont commis une compilation de leur cru, dans la série « iTunes Essentials », dont le titre est déjà une déclaration d’intention de plongée dans la fange musicale : « Divas à message » ! Oui, vous avez bien lu !

Attention êtes-vous prêts pour la pochette ? Ça pique les yeux…

iTunes Essentials - compilation de merde

Eh oui…

Mais le ridicule et poussé très loin, dans le souci du détail.

Déjà, l’utilisation du terme « diva » pour ce qui n’est, généralement, qu’une brailleuse dont le volume sonore dépasse la moyenne, est un détournement inadmissible du mot. Il est devenu d’usage courant, mais ça ne l’excuse tout de même pas. Utiliser le même terme pour évoquer Nathalie Dessay et Céline Dion, la hurleuse patentée, c’est tout simplement honteux ! Comment en est-on arrivé à galvauder à un point tel ce terme qui signifie « déesse » à l’origine et marquait la déférence et la fascination pour une figure exceptionnelle du chant ?

Et cette compilation ne s’arrête pas là, dans le n’importe quoi en vitrine. Elle ose rassembler sous une même bannière et même prétendre trouver des points communs à de vraies artistes et à des produits marketing si bas de gamme que je ne trouve pas de mots pour les moquer.

Comment oser mettre sur le même rang Aretha Franklin, Gloria Gaynor, Diana Ross, Alanis Morissette ou Tina Turner, pour ne citer qu'elles et des sous-produits lamentables de la mode et du décérébrant marketing, aux vocalises pathétiques et douloureuses, comme carla bruni, Larusso ou Laam, pour ne citer qu'elles, là encore ?

Eh bien eux, ils osent !

Et en lisant leurs textes écrits avec les pieds et en regardant le détail de leurs variantes, vous verrez qu’ils osent vraiment tout. Non seulement les collisions artistiques les plus lamentables, mais aussi classer Zazie, Dido, Grace Jones ou Tina Turner, par exemple, dans « les méconnus » ou Larusso et Laam dans « les classiques ». Bref, du grand n’importe quoi, absolument impardonnable et totalement destructeur de toute crédibilité. Voilà, si on en doutait encore, iTunes est bien juste un vendeur de musique en gros, sans distinction ni choix éditoriaux, pas un disquaire au sens « noble » du terme.

Je ne critique pas la démarche de vouloir être exhaustif dans les propositions de leur magasin, ni les bienfaits à long terme, qui vont amener à supprimer les DRM à terme, ce qui est une excellent chose. Je critique la prétention affichée de vouloir conseiller et guider les choix, quand, visiblement, cela ne se fait pas sur des critères artistiques et en se basant sur une réelle connaissance du sujet.

Pour vous éviter le détour vers iTunes à chaque fois, je me suis fait violence et je vous ai recopié chaque laïus… Attention, prêts pour un grand moment de solitude ? Lisez !

«
Les classiques (21 pistes)

Aretha Franklin, Juliette Gréco, Chrissie Hynde, Diana Ross… voilà des femmes de caractère, de fortes personnalités qui 'nont eu peur de rien, qui se sont imposées par leur talent mais aussi par leur absence de compromis. Comme Piaf, Sarah Vaughan ou Björk, elles ont en commun une vision artistique franche, originale et unique. Entre nous, nous aimons aussi ces divas pour leurs formidables tubes !

Les découvertes (19 pistes)

Sans Patsy Cline, Tina Turner ou Nina Simone le monde de la chanson aurait tourné en rond. De fortes tête peut-être, comme Patti Labelle et Joan Baez qui, à force d'exigence et de ténacité, en ne chantant qu'elles-mêmes, sont devenues de véritables stars. De nos jours, Lauryn Hill et Alanis Morissette, pour n'en citer que deux, leur emboîtent le pas. Découvrez également les talents de Kelly Clarkson et Nathalie Imbruglia.

Les méconnus (20 pistes)

« Ne cédez jamais », chante Angélique Kidjo, « Du courage », répond La Grande Sophie. Comme Avril Lavigne, ces femmes n'ont « rien d'ordinaire », quelquefois « en colère » comme Francoiz Breut, menaçante à la Tina Turner et son « Better Be Good to Me ». France Gall et Dido vous assurent qu'elles ne sont pas des anges. Vous l'avez compris, aucune ne parle de la pluie et du beau temps. Surtout pas Amel Bent dans sa « philosophie ».

Coffret complet (60 pistes et 59,40€ !)

Certaines ont défrayé la chronique, d'autres ont fait les couvertures des tabloïds, la plupart n'y sont pas allées par quatre chemins. Qu'elles jouent quelquefois les ingénues ou les femmes fatales, les tigresses comme les impératrices, nous les aimons telles qu'elles sont. Leur personnalité est légendaire, leur sens artistique aussi, de race Jones à Mary J Blige, de Doris Day aux Dixie Chicks. En fait, ses divas, ses artistes uniques, nous rassurent et nous réconfortent. Aucun équivalent dans le vestiaire des garçons !
»

Vous noterez au passage qu’ils n’ont pas réussi à trouver quelqu’un qui soit à la fois capable d’écrire un tel monceau d’inepties et de le faire dans un français agréable, ni même sans fautes d’orthographe. J’ai d’ailleurs mis en gras et rouge les « ses » écrits à la place des « ces » qu’il fallait mettre. Confondre « ses » et « ces », c’est une faute de quel niveau, ça, un enfant de sept ou huit ans, au maximum ?

Noir Dez revient !

Un événement : Noir Désir revient. Pas encore un album, mais ça viendra. En revanche, deux chansons importantes, militantes, offertes sur leur site en téléchargement.

Gagnants / Perdants
et
Le temps des cerises


Le téléchargement, c'est ICI…
 
Ils précisent même gentiment que, pour les Mac, il faut télécharger UnrarX pour ouvrir le document en téléchargement.
 
 
Bon, qu’on vous raconte un peu l’histoire de ces deux morceaux.

La chanson, « Gagnants / Perdants » a été enregistrée par Noir Désir, en réaction au contexte actuel, politique et humain dans toute l’acceptation du terme. Impossible d’attendre pour la mettre à disposition.

De la même façon, « Le temps des cerises » est né d’un désir subit, d’une urgence même, il ne s’est pas passé 24 heures entre le fait d’y penser et la fin de l’enregistrement. Sa réalisation avec les personnes qui étaient là dans l’instant est le fruit du naturel, de l’amitié, de l’amour de la musique et de la conscience de ce que représente cette chanson symboliquement dans une époque comme la nôtre aux antipodes de ce fameux « Temps des cerises ».*

Estelle et Romain Humeau, du groupe Eiffel ont immédiatement mis la main à la pâte avec toute leur générosité : il fallait le faire ici et maintenant , pour que toute cette urgence puisse être captée sur le champ. C’est la conviction que l’association de ces deux « histoires » conjuguées a du sens qui nous pousse, sans prétention, à l’offrir dès aujourd’hui en téléchargement gratuit à l’occasion de la réouverture de notre site **.

À part ça, Noir Désir est au travail…



* Ci-joint la biographie de J.B Clément, l’auteur de la chanson, explicite quant à ses rapports à la Commune de Paris.
** Merci à notre maison de disques
Barclay et en particulier à Olivier Caillart d’avoir permis la réalisation de ce projet.

I love you Jack (euh Hélène, pardon) !

Une autre belle citation de la pianiste du CTU :

« On se trompe rarement, on ne va simplement pas assez loin. »


Et une photo en répétition au naturel : elle arrache trop la moquette comme on dit chez Conforama.

Hélène Grimaud