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chien

Pas de possibilités d'évolution.

Ce soir, comme tous les soirs, je descends pour sortir le chien.

J'ouvre la porte d'en bas.

Mon Clarus se précipite parce que là, il était temps qu'on descende.

Une fois dans la rue, j'entends un bruit d'eau qui coule. Vu le volume et la puissance, je pense que c'est une canalisation défectueuse qui coule dans le caniveau directement.

Non, ce n'est pas ça.

C'est un mec qui pisse (y a pas d'autre mot) entre deux voitures garées.

Il me tourne le dos.
Je le fixe et maintiens mon regard jusqu'à ce qu'il ait fini.
Il finit (enfin !), se retourne, me regarde mais ne dit rien.

Là, c'est trop. Ce coin de rue est devenu un spot à pisse. Ça sent le fennec qui croupit quand on passe.
C'est plus possible. Je décide de passer en mode "françoiisation".

- "C'est vrai que c'est pas comme s'il y avait des gens qui habitent là !" lui dis-je.
À ce moment-là, Clarus lève la patte pour se soulager sur une des roues d'une des voitures qui entouraient ce porc. Comme je m'y attendais, il me dit :
- "Ben oui… Comme le chien !"
(Je pense que là , il s'est dit qu'il m'a bien cloué le bec. Ben non, car je suis en mode "françoiisation".)
Il commence à partir en courant, me faisant dos.
- "Ah, parce que vous êtes un chien. Je comprends mieux !"
Il ne s'arrête pas. Moi non plus.
- "C'est drôle, je pensais qu'on avait évolué !".

J'ai pensé "connard" très fort mais je n'ai rien dit. Je m'oblige, dans des circonstances comme celles-ci, à rester polie.

Mais putain, c'est pas l'envie qu'il me manquait d'être vulgaire et grossière, et de l'obliger à vivre là, dans la rue, à respirer cette odeur fétide qui persiste !

Our dogcow

Il y a quelques mois de cela, nous avons décidé d’adopter un chien de la SPA. Nous y pensions depuis un moment déjà quand, un jour, sans que cela soit réellement décidé, nos pas nous ont menés jusqu’au refuge. Nous savions déjà comment il s’appellerait.

Nous sommes arrivés là-bas, sans les enfants (déjà pour nous, c’est difficile, alors pour eux…). Nous avons fait le tour et certains chiens nous plaisaient. Mais qu’est ce que c’est dur de voir tous ces chiens, en cage, qui vous regardent avec leurs yeux tout plein de demande (c’était le moment anthropomorphique).

En revenant à l’accueil, tous ceux que nous avions choisi étaient trop gros pour l’appartement. Si nous venions adopter, ce n’était pas pour que le chien soit malheureux chez nous.
Les bénévoles nous ont montré un chien, qui avait été arrêté par la fourrière, qui était tout juste adoptable et qui sortait de l’opération de stérilisation.

Elles l’ont posé sur le comptoir, il est venu nous voir. Ils nous a regardé avec ses gros yeux globuleux. Il est pas beau mais j’ai été attendri. Je me suis tourné vers T et lui ai demandé « on peut le prendre ? ».

Il est reparti avec nous, la tête encore pleine d’anesthésiant.

Et voilà à quoi il ressemble :

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Son nom ? Qui était déjà choisi ? Clarus. Oui, comme le Clarus du Mac. Il lui ressemble et qu’est ce qu’il y avait sur la carte d’adoption ?

S.P.A Société protectrice des animaux





Le dogcow ! Il était fait pour nous ce chien.