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Z

Zorro

Ce soir, en sortant de la salle de bains, mon fils passe dans le couloir.

Il écoute et voit le générique de Zorro. Il reste là, scotché.

Et quand, il voit Zorro faire son "Z" sur un avis de recherche, il s'exclame :
- "Z........ ! "(mon prénom, donc, le bras en l'air, tel un valeureux guerrier, tout en me regardant).

Il est pénible quand il est question d'aller se coucher mais là…

Pas de possibilités d'évolution.

Ce soir, comme tous les soirs, je descends pour sortir le chien.

J'ouvre la porte d'en bas.

Mon Clarus se précipite parce que là, il était temps qu'on descende.

Une fois dans la rue, j'entends un bruit d'eau qui coule. Vu le volume et la puissance, je pense que c'est une canalisation défectueuse qui coule dans le caniveau directement.

Non, ce n'est pas ça.

C'est un mec qui pisse (y a pas d'autre mot) entre deux voitures garées.

Il me tourne le dos.
Je le fixe et maintiens mon regard jusqu'à ce qu'il ait fini.
Il finit (enfin !), se retourne, me regarde mais ne dit rien.

Là, c'est trop. Ce coin de rue est devenu un spot à pisse. Ça sent le fennec qui croupit quand on passe.
C'est plus possible. Je décide de passer en mode "françoiisation".

- "C'est vrai que c'est pas comme s'il y avait des gens qui habitent là !" lui dis-je.
À ce moment-là, Clarus lève la patte pour se soulager sur une des roues d'une des voitures qui entouraient ce porc. Comme je m'y attendais, il me dit :
- "Ben oui… Comme le chien !"
(Je pense que là , il s'est dit qu'il m'a bien cloué le bec. Ben non, car je suis en mode "françoiisation".)
Il commence à partir en courant, me faisant dos.
- "Ah, parce que vous êtes un chien. Je comprends mieux !"
Il ne s'arrête pas. Moi non plus.
- "C'est drôle, je pensais qu'on avait évolué !".

J'ai pensé "connard" très fort mais je n'ai rien dit. Je m'oblige, dans des circonstances comme celles-ci, à rester polie.

Mais putain, c'est pas l'envie qu'il me manquait d'être vulgaire et grossière, et de l'obliger à vivre là, dans la rue, à respirer cette odeur fétide qui persiste !

Définition

Françoiisation : nom commun, qui peut aussi s'utiliser comme verbe transitif (ex: je me françoiise).
S'utilise pour exprimer le fait que l'on dit tout haut ce que l'on pense tout bas. Existe grâce à Françoise. Merci Françoise !

J'annonce ici la naissance de la catégorie "Françoiisation".
Vous comprendrez mieux la définition grâce aux exemples qui suivront.

À petits pas, son art se fait une place sur la toile…

Joli cadeau d’anniversaire : ma première parution dans la presse, sous la plume cultivée et attentive de Pierre Pech. J’aurais préféré l’autre photo que ce charmant Monsieur a prise, mais il devait y avoir des impératifs de cadrage…

Et au passage, un immense merci à Andrés pour l’hébergement du site et à Sébastien pour avoir fait en sorte que mes mails arrivent à bon port. Que ferais-je sans vous ?



LE BOUSCAT, PEINTURE. Zerbeline expose des tableaux qu'elle peint en dansant, les pieds dans la peinture

photo de Zerbeline © Pierre Pech
Zerbeline a passé plus de dix ans de sa vie à danser. Maintenant, elle exprime son talent sur des toiles… avec ses pieds ! Son parcours est pour le moins original. Elle découvre la danse à 10 ans. Quitte son premier cours en pleurs. Et devient danseuse professionnelle ! Pour cela, elle a passé des années à reproduire des mouvements, à apprendre un alphabet. La danse est devenue une seconde nature.

Une trace

Puis, le temps des compagnies est arrivé. Là, il a fallu se plier aux exigences des chorégraphes, des metteurs en scène. Zerbeline connaît alors des moments magiques, les « mercis » du public, les applaudissements. L'état euphorique du danseur qui a la parole, quand il joue avec son corps. Mais, de cela, que reste-t-il ?

Zerbeline a décidé de « marquer » la danse, de laisser une trace pérenne. De quitter le confort qu'offre l'interprétation, de prendre le risque de la création. S'exposer, c'est se mettre à nu. Ses toiles sont des fulgurances. Comme des éclairs, elles sont très intenses et très brèves. Ses pieds laissent des traces aveuglantes. Inspirées, ésotériques, féeriques. Le blanc immaculé de la toile sert de portée à l'expression musicale. Sa danse sur toile est une écriture, un poème rimbaldien ou baudelairien. Les sentiments se mélangent, s'expriment. Si l'écriture est poésie, la danseuse est toile.

Automatisme

À la manière de Joan Miró, Zerbeline fait naître par la pratique de l'automatisme un monde d'une liberté et d'un dynamisme arachnéens. La surprise naît de l'envol. L'éphémère est saisi, capté, dévoilé. L'irréel devient réel. Zerbeline illumine les étoiles. Zerbeline : Z magique !

Exposition au 48, avenue de la Libération jusqu'au 18 septembre.
Zerbeline.com
z@zerbeline.com
06 16 98 49 65.

Auteur : Pierre Pech

Ne comptera plus pour rien

Elle n’est plus là.

Un grand personnage de la danse contemporaine allemande est morte.

Pina Bausch n’est plus sur cette Terre.
Elle était déjà une alien, une femme venue d’ailleurs, une chorégraphe qui ne pouvait pas parler de ses œuvres : la danse parlait pour elle.

Ses œuvres pleines de désarroi, de mélancolie, de violence étaient difficiles à regarder sans ressentir ce malaise qu’elle transportait partout.

Une anecdote à propos : lors de cette année, en histoire de la danse, un professeur nous passe un extrait de Café Müller. Celui-ci :





Nous étions toutes sous l’ambiance de cet extrait, impressionnées, certainement un peu mal à l’aise, mais fascinées par cette puissance. Il n’y en a qu’une qui n’a rien compris : elle s’est mise à rigoler. La sensibilité d’une lentille sèche.

J’ai eu honte.


Pina Bausch va manquer à la danse.


Our dogcow

Il y a quelques mois de cela, nous avons décidé d’adopter un chien de la SPA. Nous y pensions depuis un moment déjà quand, un jour, sans que cela soit réellement décidé, nos pas nous ont menés jusqu’au refuge. Nous savions déjà comment il s’appellerait.

Nous sommes arrivés là-bas, sans les enfants (déjà pour nous, c’est difficile, alors pour eux…). Nous avons fait le tour et certains chiens nous plaisaient. Mais qu’est ce que c’est dur de voir tous ces chiens, en cage, qui vous regardent avec leurs yeux tout plein de demande (c’était le moment anthropomorphique).

En revenant à l’accueil, tous ceux que nous avions choisi étaient trop gros pour l’appartement. Si nous venions adopter, ce n’était pas pour que le chien soit malheureux chez nous.
Les bénévoles nous ont montré un chien, qui avait été arrêté par la fourrière, qui était tout juste adoptable et qui sortait de l’opération de stérilisation.

Elles l’ont posé sur le comptoir, il est venu nous voir. Ils nous a regardé avec ses gros yeux globuleux. Il est pas beau mais j’ai été attendri. Je me suis tourné vers T et lui ai demandé « on peut le prendre ? ».

Il est reparti avec nous, la tête encore pleine d’anesthésiant.

Et voilà à quoi il ressemble :

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Son nom ? Qui était déjà choisi ? Clarus. Oui, comme le Clarus du Mac. Il lui ressemble et qu’est ce qu’il y avait sur la carte d’adoption ?

S.P.A Société protectrice des animaux





Le dogcow ! Il était fait pour nous ce chien.

Sera-t-il sauvé par le gong ?

Il passait une série à la télé qui est presque culte : Sauvés par le gong ( Saved by the bell ).

Elle racontait les aventures d'un groupe de jeunes au lycée (peut-être qu'en fait, c'était même au collège) et de leurs malheurs avec le proviseur, débile à souhait.
Il y avait le beau gosse blond malin, le brun mexicain sportif, la fille intelligente mais pas super jolie, la fille super canon et la black copine de tout le monde fashionista à mort et le gars simplet mais gentil qui fait tout le temps des grimaces.

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Lui-là, le méga moche, il s'appellait Screech.

Picture 6

La télévision allumée (en partie pour éviter à nos oreilles de saigner au son anti-mélodieux de ce putain de gitan qui joue de l'accordéon), quand, sur la mosaïque, nous voyons Hulk Hogan sur Jimmy.
Obligés, nous choisissons cette chaîne.

C'est Hulk Hogan's celebrity Championship Wrestling. En gros, c'est une Star Academy du catch.

Hulk Hogan's Celebrity Championship Wrestling

Et là, ben merde alors, qui participe à cette émission : Screech. Dustin Diamond de son vrai nom.

CMT : Hulk Hogan Celebrity Wrestling : Main : Dennis Rodman, Danny Bonaduce, Todd Bridges, Tiffany, Frank Stallone & More</title><br /><meta name=


Ben alors, il a fait autre chose que "Saved by the bell" ?
Direction IMDb.

Et re-surprise :

Star Trek : The Next Generation

Il a joué dans Star Trek ! Respect absolu et ultime.

En deux temps, trois mouvements, le coffret correspondant à l'épisode est trouvé, mis dans le lecteur DVD et boum !
On voit sa tête dans une bulle. Si cela dure 15 secondes, c'est le bout du monde. Pas de texte mais alors, plein de grimace.

Wind Dancer a.k.a Dustin Diamond (cameo in ST:TNG 0520)


En voilà encore un qui aura misé toute sa carrière sur son physique.



SkyFlickRing

Il existe sur Flickr une nouvelle sorte de personnes qui postent des photos. Ils postent des photos avec des descriptions de quinze kilomètres de long, racontant, non pas le contexte de la photo mais ce qu’ils ont fait aujourd’hui, pourquoi la vie est trop dure avec eux, etc …. En fait, ils skybloggent sur Flickr.

Je trouve ça pénible et chiant. Je n’ai rien contre des explications de contexte de photos, pourquoi ça et maintenant. Ce que je trouve fatiguant, c’est de prendre la publication d’une photo sur Flickr comme prétexte pour parler d’eux, car ils sont leur sujet de conversation préférée (qui a dit le seul ?).

J’aime Flickr quand il sert à partager des photos et quand elles servent à faire passer ce que l’on veut dire sans avoir besoin de détailler plus. J’aime quand Flickr sert de passerelle de communication non-verbale. Mais les “moi-je” et les “moi et moi” n’ont pas leur place là, en tout cas, pas avec des textes longs comme le bras. Qu’ils parlent d’eux, ok mais en photos.

Alors quand en plus, c’est eux sur la photo et eux dans le texte qui fait un hectare, c’est l’overdose.

Pour ceux qui pensent que PowerPoint est la solution

- “C’est très bien PowerPoint. Tu l’utilises pas ? Pourquoi c’est trop compliqué ?”
- “ Heu, non. C’est trop basique.”

Faut dire que tu l’avais cherché.

Public(ité)

J’ai envahi une salle de danse. Enfin, mes tableaux plus exactement.

Ils ont pris leurs places naturellement dans ce lieu. Il y a même des traces qui sont nées sur les murs et sur les tables. Tout ce monde respire mieux.

Il fallait à ça un témoin. J’ai donc donc demandé à notre chère télévision locale de bien vouloir avoir la gentillesse d’envoyer un journaliste. Il a fallu lui répéter plusieurs fois pour que ça rentre mais elle (la chaîne de télé) a fini par comprendre. Tiphaine fût donc l’heureuse élue.

NumberOne s’était déplacé pour l’occasion et aussi pour voir quelles possibilités il aurait pour acheter une Canadienne. Merci Hugues d’être venu. C’est toujours un plaisir de te voir et de savoir que tu t’intéresses à ma production.

Donc.

Elle est venue avec sa caméra et son pied qui pése deux tonnes. Elle est restée deux heures et nous nous sommes donné un autre rendez-vous car elle avait peur de ne pas avoir assez d’images de danse.

Et elle a fait ça de toutes ces images et des vingt minutes d’interview :



C’est vraiment bizarre de se voir à la télévision, de s’entendre… C’est pas franchement agréable. Ce qui est bien, c’est que je vois maintenant à quoi ça ressemble quand je peins.
C’est loin d’être le début de la gloire… Quoi que…

Nous sommes allés chez Ikéa. Je cherchais les cartons plats super facile à emporter. T s’était installé avec H et l’iPhone. Je reviens en lui disant que le tabouret à roulettes est manquant et que les boîtes transparentes, y en a plus. Et là, avec des yeux étonnés, il me dit : « Je viens d’entendre quelqu’un dire “Regarde, c’est la fille qui peint avec ses pieds, sur la toile. Je l’ai vue à la télé !”. Alors j’ai dit “Oui, c’est elle”. Tu te rends compte, on t’a reconnu. »

Presque le début de la gloire, non ?

AnalphaBÊTES !

Bande de tocards !

photo

Ils sont fabuleusement cons, dans les boutiques Orange…

Les vendeurs n’ont rien à foutre de l’iPhone et n’y connaissent rien (ils prétendent qu’on ne peut pas faire de portage de numéro quand on achète un iPhone, qu’on ne peut pas synchroniser une oreillette Bluetooth autre qu’Apple, etc.).

Ils n’ont pas d’appareils à vendre, ne savent pas quand ils en auront.

Ils prennent des “réservations” pour les 3G mais disent ensuite qu’ils ne prennent aucune réservation. Donc ils font noter aux gens leurs coordonnées et souhaits sur un papier libre juste pour les calmer ?

Contraints sous la pression (une plainte pour publicité mensongère ?), ils décident de mettre une sale affiche en magasin, collée sur le support de présentation iPhone (qui n’a JAMAIS servi) mais :
- ils écrivent “I-Phone” au lieu de “iPhone” ;
- leurs phrases ne commencent pas par des majuscules ;
- leurs phrases ne finissent pas par des points ;
- les vendeurs auprès desquels nous sommes censés nous renseigner ne savent rien et s’en foutent royalement.

Ils m’ont tellement énervée que j’ai appellé le 700, où le conseiller a quasiment trouvé une solution. Je lui ai dit que ses copains des “Orange center” étaient des billes.
- “ C’est vous qui le dites ! ”.
- “ Oui, c’est moi qui le dis et j’espère que ça enregistre. Ce sont des billes. En tout cas, merci beaucoup. ”
- “ Mais ce n’est rien Madame. Je fais mon travail. “
- “ Il y en a au moins un. C’est bizarre de tomber sur quelqu’un de compétent. “

Qu’on envoie tous les chieurs, les commerciaux et les incompétents travailler chez Orange. Ils n’en sont pas à quelques milliers près.

F***ing opérateur historique de m**** !


Photographe

Félicitations à mon Mari qui a vendu sa première photo.

Je crois qu’il a trouvé son moyen d’expression artistique et j’en suis contente.

À quand le livre ?

MotherNot

- “ C’est pas ma maman. Elle a pas le droit de me dire ça ! “

Voilà.

Je redoutais ces deux phrases et j’y ai eu droit.

Cela m’attriste.

Exposition…

Zerbeline Expose '08
Cliquez sur l’image pour voir l'affiche en grand • Click on the image to see the poster at full size

zerbeline.com • • +33 6 16 98 49 65


Quand ?
juin, juillet et août 2008
When?
june, july and august 2008

Où ?
au studio Combes, 5 rue Louis Combes à Bordeaux - sonnez à "danse"
Where?
at the Combes dance studio, 5 rue Louis Combes in Bordeaux, France - ring at "danse"

Heure ?
accès libre de 17h à 21h, du lundi au vendredi ou sur rendez-vous
à partir de juillet, sur rendez-vous seulement
Time?
free access from 5PM to 9PM, monday to friday or by appointment
starting in july, by appointment only

Quoi ?
une nouvelle forme de danse retranscrite
What?
a new way of dancing and writing it







Noisy…

Nous habitons en centre-ville. Nous avons, de ce fait, tout à proximité. Et nous avons les bruits de la ville : les gens qui parlent, le tram qui passe, les quelques bruits de voiture… Tout cela nous va, vu que le silence de la campagne nous stresse.

Mais là, c’est trop !

Le bâtiment en face de nos fenêtres a été racheté. Des travaux, de gros travaux ont été faits. Cela a duré deux ans. Le bruit des gravas tombant dans la benne, les ouvriers hurlant comme s’ils étaient seuls au monde…

En même temps, le propriétaire de notre immeuble a décidé (un peu obligé) de ravaler la façade et de “rénover” les parties communes. Et c’était parti pour le bruit à nos fenêtres et à notre porte.

Une fois tout cela fini, nous nous sommes dit que c’était bon, qu’on allait retrouver nos bruits du quotidien.

Encore raté ! Deux magasins en face de nos fenêtres ont été rachetés et ont donc changé d’enseigne. L’un deux est fini (Dieu merci) mais dans l’autre, les ouvriers travaillent jours et nuits. Littéralement.

Ajoutons à ça le propriétaire qui, en quête de grandeur, a décidé de refaire l'appartement en dessous du nôtre. Nous avons donc eu la joie d'être réveillés par les ouvriers hurlant et tapant dans la faïencerie pour la désolidariser du sol.

Nous sommes encerclés par des bruits de travaux.

S'il vous plaît, rendez-nous nos bruits de ville, nos bruits quotidiens, ceux qui ne nous fatiguent pas inutilement, ceux qui nous font sentir qu'on est dans un environnement urbain et non dans le trou-du-cul de la campagne.

Mais vite, s'il vous plaît. Parce que là, je n'en puis plus. En vous remerciant…