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oct. 2008

Bush 2…

« Nous devons admettre que Nicolas Sarkozy n’est pas parvenu à atteindre le sommet de l’État malgré ses déficiences intellectuelles et morales, mais grâce à elles. »


Citation du démographe et historien Emmanuel Todd, dans son livre « Après la démocratie ». Un article chez Libération : L’égalité est-elle encore possible ?

bush & sarkozy, two dangerous and vicious morons © Getty images

« We must admit that Nicolas Sarkozy did not reach the highest position in the French Republic despite his intellectual and moral impairments, but thanks to them. »


Quote from the demographist and historian Emmanuel Todd, in his book « After democracy ». An article (in french) in Libération : L’égalité est-elle encore possible ?

302 millions

On October 2nd, the start of the rumor :

Upcoming Releases: It is rumored that Guns N' Roses' long-awaited new album "Chinese Democracy" will be released exclusively through Best Buy on November 25.

And I said : “Dr. Pepper should prepare 302 millions cans !”

On October, 24th, it’s confirmed :

Soft drink giant Dr. Pepper have announced that they are to honour their promise that every person in America would be given a free can of Dr. Pepper in the wake of Guns N' Roses releasing 'Chinese Democracy'.

“Bravo, Dr. Pepper, it’s good to keep promises, even the most delirious ones!”

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Le 2 octobre, la rumeur démarrait :

Upcoming Releases: La rumeur veut que l’album tant attendu de Guns N' Roses, "Chinese Democracy", sortira enfin le 25 novembre prochain.

Et je commentais : “Dr. Pepper peut préparer 302 millions de canettes !”

Le 24 octobre, c'était confirmé :

Le géant du « soft drink », Dr. Pepper a annoncé qu’il honorerait sa promesse d’offrir à chaque personne en Amérique (USA seulement ?) une cannette de Dr. Pepper en l’honneur de la sortie de l’album « Chinese Democracy » de Guns N’ Roses.

Et je dis : “Bravo, Dr. Pepper c'est bien de tenir ses promesses, même les plus délirantes !”

À dieu !

Elle n’aura pas eu la patience d’attendre le centenaire symbolique et les célébrations de circonstances pour s’en aller vers d’autres cieux, Madeleine Cinquin. Trépignant d’impatience, elle est partie, un mois avant de souffler ses cent bougies, retrouver l’Homme de sa vie, celui qui lui a offert l’absolu, Dieu, qui l’accueillera comme Sœur Emmanuelle ou plus simplement “mon enfant”…

Yalla !

À nouveau enfant, protégée, celle qui fut justement la protectrice des faibles, des pauvres, des laissés pour compte, des enfants que le monde ne regarde plus. Ceux pour qui la « crise mondiale » n’est qu’une péripétie sans substance, car leur vie ne peut pas se dégrader et ne sera de toute façon pas améliorée par les milliers de milliards que les gouvernements, tout d’un coup, sont capables de trouver miraculeusement (!). L’argent qu’ils ne pouvaient pas trouver pour sauver le monde, ils le trouvent pour sauver les riches.

Sœur Emmanuelle (Madeleine Cinquin)


Comme sa hâte à nous quitter se comprend, à l’aune de ces flagorneries répugnantes. Elle voulait certainement échapper à ça, à la légion d’honneur que sarkozy voulait lui coller, entre autres. Déjà, grand officier de cet ordre dont la destination semble n’être que la flatterie des sots, elle commentait sainement la chose : « Ça me fait une belle jambe ! »

Alors bien sûr, les charognards médiatiques (je veux dire médiatisés ou voulant l’être) se jettent sur sa carcasse, sarko en tête de peloton, pour recueillir quelques miettes de son aura. Je ne m’y tromperai pas, si elle méritait son auréole, ses ailes et tous les ornements de sainteté possibles, lui, comme la plupart des laudateurs tardifs et calculateurs, ne mérite que la damnation éternelle.

Juste une phrase à sauver de ce brouhaha, que j’ai saisie au vol : « sa vie doit servir d’exemple en cette période du règne de l’argent. » a commenté Ségolène Royal. Oh que oui…

« Vivre, c’est agir », disait Sœur Emmanuelle, mais espérons que son action ne s’éteindra pas avec sa vie et que, au même titre que l’Abbé Pierre, elle aura semé quelques graines dans le cœur de l’Humanité, qui finiront par germer. Même si je ne le verrai sans doute jamais, ni mes enfants, ni… Un jour, j’espère.

Ouch!

I’ve learned, with physical and financial pain, that my footwear size is no longer 41, but 42, in Nike european size at least, which seems to have recently changed to match the new EN13402 standard.

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J’ai appris, dans la douleur physique et financière, que je ne chaussais plus du 41, mais du 42, tout du moins en pointure européenne chez Nike, qui semblent avoir changé récemment, pour s’accorder au nouveau standard européen EN13402.

Un historique rapide et des informations intéressantes sur le sujet chez Spartoo qui nous parle des pieds du monde.

XIII : the casting conspiracy

The TV mini-series adapted from (the first five volumes of) the graphic novels XIII is quite good, after all the fears old fans of the original story could have.

Of course, it's a very americanized version, action-oriented and they had to modify a bit some details to fit in 240 minutes, as well as introducing strange and seemingly useless things (such as having a femal President or dropping XIII in the snow instead of washing him ashore). But all in all, it's a good adaptation.

There are two things that bothered me a lot, though. A lot. Two gigantic casting errors.

First, the Mongoose.

Under the pen of Jean Van Hamme, he's a tall and skinny bald guy. Quite scarry.

In the movie, he's a fat old Val Kilmer, who's only scarry because of the way he seems to have gained fat due to some cortisone treatment or donut diet.

Strangely enough, the only thing that was made to make him look like his model is the weird eyebrows brushing. See the « poster ».

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Second is Major Jones.

As drawn, she is a pretty girl, justifying XIII's romantic involvment.

In the movie, she's absolutely ugly. I can't even pick a detail to justify this, it's as if her face was made of parts picked at random and assembled in a hurry. And each part being ugly in itself. Her eyes are globular, her mouth strangely carved, her chin weird, this all makes her look like a Pekinese dog. And the only photo I found is very flattering.

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Of course, the original XIII and his TV counterpart are quite different too, but it's not so disturbing, since his new face is not in total contradiction with the character.

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And General Carrington is very well casted, nice angular face.

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La mini série TV adaptée (des cinq premiers volumes) de la bande dessinée XIII est assez bonne, après toutes les craintes que les vieux fans de l'histoire originale pouvaient avoir.

Bien sûr, c'est une version très américanisée, orientée action et des éléments ont dû être modifié pour tenir en 240 minutes. De même, des éléments curieux et inutiles ont été introduits (comme une femme Président ou l'arrivée de XIII dans la neige au lieu d'un échouage sur une plage). Mais globalement, c'est une bonne adaptation.

Il y a cependant deux choses qui m'ont beaucoup déplu. Beaucoup. Deux énormes erreurs de casting.

D'abord la Mangouste.

Sous le crayon de Jean Van Hamme, c'est un chauve grand et maigre. Assez effrayant.

Dans le film, c'est un vieux et gras Val Kilmer, qui n'a d'effrayant que sont aspect maladif, comme s'il était bouffi à cause d'un traitement à la cortisone ou dun régime à base de donuts.

Curieusement, la seule chose qui ait été faite pour le faire ressembler à son modèle est l’étrange brushing de sourcils. Voyez sur « l’affiche ».

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Ensuite le Major Jones.

Dessinée, c'est une jolie fille, ce qui justifie l'intérêt romantique de XIII.

Dans le film, elle est absolument horrible. Je n'arrive même pas à choisir un détail pour l'illustrer. C'est comme si son visage était constitué d'éléments choisis au hasard et assemblés à la va-vite. Et chaque élément étant vilain en lui-même. Ses yeux sont globuleux, sa bouche étrangement tordue, son menton bizarre, tout ça la fait ressembler à un chien Pékinois. Et encore, la seule photo que j'aie trouvé l'arrange beaucoup.

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Bien sûr, le XIII original et son pendant télévisuel sont aussi très différents, mais c'est moins gênant, car son nouveau visage n'est pas en totale contradiction avec le personnage.

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Et le général Carrington est très bien choisi, belle gueule taillée au couteau.

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Plus pour plus ?

Encore un billet de haute tenue de polecat hunter.




On peut aussi travailler plus pour gagner moins… Notre génération est, je pense, moins bien lotie que les précédentes. Et les retraités sont la matrice de la révolution néo-conservatrice qui est à l’œuvre.

En fait, je trouve que ce début de siècle a vu naître une nouvelle figure : celle du rentier sarkozyste. À l'inverse de son aîné le banquier anarchiste, ce capitaliste dépeint par Fernando Pessoa, qui rêvait de révolution sociale, notre personnage doit tout à l'École Républicaine et à l'État Providence;

Militant communiste à 20 ans, socialiste à 35, il est au centre à 50 avant de passer l'arme à droite à 60. Fonctionnaire à la retraite, il milite pour la libre entreprise, la mondialisation et la concurrence en fréquentant Le Figaro. Il évoque le manque de prise de risque et la tendance des français à trop compter sur l'État, lui qui est assis sur une pension confortable.

Nourri désormais aux textes de Tocqueville et à la revue Commentaire, lui qui lisait Marx et L'Humanité, il ne voit rien à redire à ce qu'une rente rapporte plus que du travail, vu qu'il a cotisé dit-t-il. Sarkozy est son champion et s'il imposait le travail gratuit et obligatoire tout en augmentant les pensions, il trouverait bien dans son patois économique quelque argument keynesien pour le justifier…

Au fond, vive le réchauffement climatique, le Docteur Pelloux a été viré et une bonne canicule pourrait faire le ménage.

20 jetons 3€

A walk in the fun fair with the camera, thinking I would find nice images and inspiration for photos. But, apart from the Ferris Wheel, too classic, already done, nothing quite interesting, only bad taste for the eyes and the ears. Even for the nose. Although, on those booths where you’re supposed to « win » stuff, we noticed bad imitations of iPods and even « here, you can win an iPhone » signs. And not only on one occasion, but on all of them.

They also copied the design of the cristal boxes of the iPods. Continue to make the iPod shuffle first generation (that was so cool since it didn’t require any cable and could be used as a USB drive) and even gave it colours.

As for the iPhone, of course you will never « win » one there, but I wonder how they would explain that to people investigating. At least, they wrote iPhone right, which is not so common, since I’ve seen so many journalists and official resellers write it « Iphone », « I-Phone », and other stupid spellings.

The funny thing is that my daughter, M, was outraged and kept saying « these are ugly and bad fakes, and they have no right to sell the iPhone, all this is illegal, can’t we tell Steve Jobs ? ». She’s the cutest Mac Addict ever, at almost 12.

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Une promenade à la fête foraine avec l’appareil photo, pensant trouver de jolies images et l’inspiration pour des photos. Mais, en dehors de la grande roue, trop classique et déjà faite, rien de bien intéressant, juste du mauvais goût pour les yeux et les oreilles. Et même pour le nez. Cependant, sur ces stands où vous êtes censés « gagner » des choses, nous avons remarqué de mauvaises imitations d’iPods et même des affiches « ici à gagner iPhone ». Et pas seulement sur l’un d’eux, mais sur tous.

Ils ont aussi copié le design des boîtes en plastique transparent des iPods. Ils perpétuent l’iPod shuffle première génération (qui était si pratique car ne nécessitant pas de câble pour être utilisé en « clé USB ») et lui ont même donné des couleurs.

Quant à l’iPhone, bien sûr que vous n’en « gagnerez » jamais un, mais je me demande comment ils expliqueraient ça à d’éventuels enquêteurs. Au moins ont-ils correctement écrit iPhone, ce qui n’est pas si courant, car j’ai vu de nombreux journalistes et revendeurs officiels l’écrire « Iphone », « I-Phone » et autres stupides graphies.

Ce qui est amusant, c’est l’indignation de ma fille, M, qui répétait « ce sont des imitations moches et ratées et ils n’ont pas le droit de vendre l’iPhone, tout ça est illégal, on ne peut pas prévenir Steve Jobs ? ». Elle est vraiment la plus adorable des Mac Addict, à presque 12 ans.

Baby to pets…

I love this kind of humour. Besides, this reminds me of the fantastic fake aircraft safety cards the team of Tyler Durden puts aboard planes, in Fight Club. Wanna make your own?

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J’aime beaucoup ce genre d’humour. Cela me rappelle en outre les fausses cartes d’instructions de sécurité que les complices de Tyler Durden mettent à bord des avions dans Fight Club. Envie de faire les vôtres ?

Un pélican laminé par un blaireau…

Eh non, malgré le titre, ne croyez pas que j’exhume une fable perdue de La Fontaine, il s’agit d’un billet d’humeur d’un contributeur.

Je ne publie malheureusement qu’avec retard cette correspondance reçue de polecat hunter, car par manque de temps, il n’a pas pu me donner son accord de publication avant. Du coup, le billet perd de son à propos chronologique, mais n’en reste pas moins pertinent sur le fond.

(…)

Je vais te répondre plus amplement plus tard. Je voulais simplement te faire part de mon désarroi devant l'échec de mon mentor à la présidence du Sénat, le phoenix du Haut Poitou en personne, dit Le Blaireau, laminé par Gérard Larcher dit Le Pélican en raison d'un goitre qui pourrait tenir au chaud un bon kilo de sardines et autres bêtes à nageoires.

J'espère que cet échec ne s'explique par le simple fait qu'il a été probablement le premier ministre le plus minable de la Vème république. Car celui qui a tenté de recentrer les exportations françaises sur les produits qui ont fait notre gloire, je parle évidemment de la baguette, sera peut-être vu un jour comme un visionnaire incompris.

(…)

Vladimir Ilitch Nicolas

« Après avoir consolidé son despotisme, il s’est mis à annoncer des choses qui n’auraient pas déplu à Lénine et qui signent l’enterrement politique du Hongrois proaméricain. »


Extrait d’un article paru dans El Mundo (Madrid), au sujet de nicolas sarkozy


Fat bastards…

Via my dear friend and informant, Richard…

A.I.G. Takes Its Session in Hot Seat
By MICHAEL J. de la MERCED and SHARON OTTERMAN
Published: October 8, 2008
At a hearing on compensation and spending at A.I.G, one lawmaker criticized the “unbridled greed” of executives.

Excerpt:

A day after questioning the compensation and spending at the bankrupt Lehman Brothers, lawmakers exploring the causes of the credit crisis were treated on Tuesday to examples of the spending habits at another troubled financial firm.

A week after the insurance giant, the American International Group, received an $85 billion federal bailout, executives at its life insurance subsidiary, AIG General, held a weeklong retreat at the exclusive St. Regis Resort in Monarch Beach, Calif. Expenses for the week, lawmakers were told, totaled $442,000, including $200,000 for hotel rooms, $150,000 for food and $23,000 in spa charges.

In addition, the former A.I.G. executive who led the London-based division whose implosion is largely blamed for the insurance giant’s downfall, Joseph J. Cassano, continues to receive $1 million a month from the company, on top of the $280 million he received in the last eight years.


Big Insurer's Spending Habits Disclosed




If only there was an immanent justice for all those people… But no, the only persons not impacted by the worldwide financial crisis are the rich ones. They will only get richer, whatever happens. The average people will get poorer and the poor people will end in the streets.

And scums like sarkozy and his friends are only there to make sure this does not change. And the fat bastards, the glorified salesmen working in big corporations, to sell even water to countries will keep on buying castles quietly and pay for their whores and their obsequious courts of parasites.

It’s this kind of things that justify the acts of people like Action Directe. It’s this kind of indecency that drives me mad.


patrick rousseau est un inculte gros porc, indécent, surévalué et surpayé


Par mon ami et informateur Richard…

A.I.G. Takes Its Session in Hot Seat
By MICHAEL J. de la MERCED and SHARON OTTERMAN
Published: October 8, 2008
At a hearing on compensation and spending at A.I.G, one lawmaker criticized the “unbridled greed” of executives.

Extrait:

Un jour après la mise en cause des compensations et des dépenses liées à la faillite de Lehman Brothers, les hommes de loi explorant les causes de la crise du crédit ont découvert mardi deux exemples des habitudes de dépense d’une autre société à problèmes.

Une semaine après que le géant de l’assurance American International Group ait reçu 85 milliards de dollars de prêt fédéral, les dirigeants de sa branche assurances vie, AIG General, ont organisé un séminaire d’une semaine au luxueux St. Regis Resort à Monarch Beach, en Californie. Les dépenses pour la semaine se sont montées à 442 000 $, dont 200 000$ de chambres d’hôtel, 150 000$ de nourriture et 23 000 de SPA.

En outre, l’ancien dirigeant de A.I.G. à la tête de la branche londonienne, dont l’implosion est largement responsable de la chute du géant de l’assurance, Joseph J. Cassano, continue à recevoir 1 million de dollars par mois de la société, en plus des 280 millions de dollars qu’il a reçus au cours des huit dernières années.


Big Insurer's Spending Habits Disclosed




Si seulement il y avait une justice immanente pour tous ces gens… Mais non, les seules personnes qui ne sont pas impactées par la crise financière mondiale sont les riches. Ils ne feront que s’enrichir, quoi qu’il arrive. Les classes moyennes vont s’appauvrir et les pauvres finiront dans la rue.

Et les ordures comme sarkozy et ses amis sont là pour s’assurer que cela ne changera pas. Et les gros porcs, les vendeurs surévalués des grandes entreprises, qui vendent même l’eau aux pays, continueront à s’acheter sereinement des châteaux et à entretenir leurs putes et leurs obséquieuses cours de parasites.

C’est ce genre de choses qui justifient les actes de gens comme ceux d’Action Directe. C’est ce genre d’indécence qui me rend fou.

Noirceur…

Au moins, la noirceur dans laquelle je vis donne plus de lumière à d’autres…

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C’est la seule note « optimiste » que j’y vois.

Autodafés à nos portes…

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Les livres interdits sortent du placard, par Sophie Cois - ©2008 20 minutes, avec mes corrections…



Curieux rituel. Depuis vingt-sept ans, chaque dernière semaine de septembre, les Américains fêtent les livres censurés !

Organisée par l'Association des bibliothèques américaines (ALA), cette semaine se veut une célébration de la liberté d'expression et de celle de lire. L'occasion pour les Américains de se rappeler que des œuvres telles que Hamlet de Shakespeare ou 1984 de George Orwell ont un jour été censurées.

Rien que l'année dernière, des plaintes contre 420 livres ont été déposées dans des bibliothèques ou des écoles, bien souvent par des parents soucieux de préserver leurs enfants. De quoi exactement ? Si les œuvres contenant un langage cru ou des scènes explicites sont évidemment ciblées, ce ne sont pas les plus attaquées.

En 2007, la palme est revenue à un livre pour enfants racontant l'histoire vraie d'un couple de pingouins mâles du zoo de New York qui a élevé un bébé. Selon l'ALA, le plus grand tort de l'ouvrage est de montrer l'homosexualité de manière positive. Plus surprenant encore, entre 2000 et 2005, le classement des oeuvres les plus contestées a été dominé par la série des Harry Potter pour cause d'incitation à la sorcellerie !




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Sarah Palin est-elle inquisitrice ? par S. C. - ©2008 20 minutes



Depuis quelque temps, une fausse (?) liste de livres que la colistière de John McCain aurait essayé de faire retirer de la bibliothèque de Wasilla, en Alaska, circule sur Internet. L'affaire est née après deux articles du New York Times et de Time Magazine.

En 1996, alors qu'elle était candidate à la mairie de Wasilla, Sarah Palin aurait demandé à trois reprises à la bibliothécaire comment faire interdire des livres. Celle-ci aurait répondu qu'il n'y avait rien à censurer. Peu de temps après son élection, Sarah Palin tente de la faire licencier. Un renvoi qui n'a finalement pas eu lieu grâce au soutien des habitants.

Au vu de l'ampleur prise par l'affaire dans la presse, un porte-parole républicain a démenti et affirme qu'aucun livre n'a disparu de la bibliothèque de Wasilla.



Rapide best-of des saloperies de cette raclure de future vice-présidente des États-unis :

Sur les sujets de société, elle est « pro-vie » (pro-life), c'est à dire hostile à l'avortement en toutes circonstances, à moins que la vie de la mère ne soit menacée.

• Membre de la National Rifle Association à l'instar de la plupart des Alaskans, Sarah Palin a salué la décision de la Cour suprême des États-Unis mettant fin à l'interdiction de porter des armes dans la capitale du pays.

• Favorable à la peine de mort, elle est également opposée au mariage homosexuel et aux cours d'éducation sexuelle à l'école, préférant prôner l'abstinence sexuelle avant le mariage.

Elle estime par ailleurs que le créationnisme et la théorie de l'évolution doivent être similairement enseignés dans les écoles.

Sur les questions économiques, Sarah Palin se considère fiscalement conservatrice, ne connaissant pas de meilleur système que le libéralisme économique pour assurer aux meilleurs projets d'avancer.

Sur l'environnement, elle a affirmé à plusieurs reprises que le réchauffement climatique n'était peut-être pas un problème créé par l'homme et comme gouverneur de l'Alaska, a porté plainte à Washington pour contrer la décision du gouvernement de placer l'ours polaire sur la liste des espèces menacées.

Le 29 septembre 2008, le quotidien californien Los Angeles Times relaie les propos de Philip Munger, un ancien professeur de musique d'un lycée de Wasilla, militant démocrate opposé à Palin et bloggueur progressiste, lequel affirme que Sarah Palin lui aurait confié en 1997 qu'elle croyait que « les dinosaures et les hommes avaient vécu en même temps sur Terre, il y a six mille ans ».




Comme l’a dit Barack Obama, “vous pouvez mettre du rouge à lèvres à une truie, ça reste une truie”…

OBAMA: Let's just list this for a second. John McCain says he's about change, too. Except -- and so I guess his whole angle is, "Watch out, George Bush, except for economic policy, health-care policy, tax policy, education policy, foreign policy, and Karl Rove-style politics. We're really gonna shake things up in Washington." That's not change. That's just calling some -- the same thing, something different. But you know, you can -- you know, you can put lipstick on a pig; it's still a pig.






Et ce sont les mêmes personnes que Palin et compagnie, avec les mêmes mentalités, qui forment le soutien principal de sarkozy ! Ce qui ne peut que m’inciter à citer Heinrich Heine : « Là où on brûle des livres, on finit aussi par brûler des hommes. »

Les sénateurs à la lanterne ?

Via Libération, Le Sénat, assemblée de privilégiés

POLÉMIQUE

La Chambre haute, qui élit aujourd’hui son président, soigne ses membres.



Bibliothèque du Sénat (Palais du Luxembourg, Paris), par <Geoffrey>
En tout cas, moi je leur envie aussi leur bibliothèque, aux sénateurs !




Le Sénat élit aujourd’hui son président. Gérard Larcher, vainqueur de la primaire organisée par l’UMP, le sera dans un fauteuil, nonobstant quelques candidatures dissidentes. Mais il arrive au «plateau» en pleine polémique sur les frais de fonctionnement du Sénat. Son prédécesseur, Christian Poncelet, vient de lâcher du lest en renonçant à son «appartement à vie», privilège réservé aux anciens présidents du Sénat.

Le lièvre avait été levé dans un récent livre, le Sénat, enquête sur les superprivilégiés de la République (éditions du Rocher), rédigé par Robert Colonna d’Istria et Yvan Stéfanovitch. Les auteurs précisent que son 200 m2 avait dû être rapatrié in extremis au premier étage, la chienne de Poncelet, Justine, souffrant du vertige. Il proclame qu’il lâchera son appartement en 2014, à l’issue de son ultime mandat sénatorial. La polémique est momentanément circonscrite, mais pas le problème de fond(s) sur ce «seul club qui paie ses membres», selon un d’entre eux.

Des indemnités hors du commun

Chaque sénateur perçoit une indemnité mensuelle de 5 400 euros. S’ajoutent une indemnité de frais de représentation (6 600 euros), une indemnité parlementaire dont l’objet est indéterminé (1 400 euros), une prime informatique (1 000 euros, de quoi s’acheter un ordinateur tous les mois). Plus des avantages financiers dérogatoires au droit commun : emprunt immobilier (jusqu’à 150 000 euros) à 2 % ; retraite à 58 ans avec 80 % du salaire ancien… Certes, tout législateur doit bénéficier d’une autonomie financière, en vue de résister à l’exécutif. Mais les sénateurs poussent un peu le bouchon : est-il vraiment nécessaire qu’un verre de whisky à la buvette du Sénat ne leur soit facturé que 50 centimes d’euros ?

Des collaborateurs à foison

Chaque sénateur dispose en sus d’une enveloppe mensuelle de 7 000 euros pour rémunérer deux ou trois collaborateurs. Dans sa sagesse, le règlement du Sénat stipule qu’un seul d’entre eux peut être membre de sa famille. Le syndicat Unsa mentionne le cas de deux licenciements abusifs, deux femmes virées manu militari par Henri de Raincourt, président du groupe UMP au Sénat : la première pour avoir annoncé l’arrivée de ses invités avec huit minutes de retard (elle sera licenciée dans le quart d’heure) ; l’autre, virée en plein congé maternité pour cause de modification de l’intitulé du groupe parlementaire (l’ex-PR étant fondu dans l’UMP). Pour éviter un spectaculaire procès aux prud’hommes, Raincourt a préféré conclure avec elles une transaction secrète.

Une cagnotte à discrétion

Sitôt remportée la primaire au sein de l’UMP, Gérard Larcher a tenu à justifier le principe de la «réserve parlementaire» : un droit de tirage des parlementaires (300 millions d’euros par an) sur le budget de l’État, en vue de financer quelques bonnes œuvres. Discrète, discrétionnaire surtout, la manip ouvre la porte à tous les clientélismes locaux. Larcher, donc, cite l’exemple d’une église (trop petite ou trop peu remarquable pour bénéficier d’une subvention de l’Etat) rénovée grâce à cette réserve parlementaire. Et de préciser : une église «de mon département». De l’art de se tirer une balle dans le pied.

Des vieillards cacochymes

Jean-François Probst, ancien secrétaire du groupe RPR au Sénat, raconte volontiers l’anecdote. En 1996, Christian Poncelet, tout jeune (68 ans) président de la commission des finances, rend visite au président Alain Poher (85 ans) sur son lit de mort. Poncelet, obséquieux : «Président, tout le monde attend votre retour au Sénat. On s’occupe de tout.» Poher, perdu : «J’en parlerai aux Américains.» Les auteurs du bouquin évoquent le cas de l’ancienne doyenne, Paulette Brisepierre, 92 ans, amatrice de belles voitures (coupé Mercedes, Porsche décapotable). Les gestionnaires du Sénat en ont été réduits à lui interdire le parking en sous-sol - emboutissage garanti - et lui ont réservé un emplacement dans la cour d’honneur, sous le panneau «réservé aux dignitaires du Sénat». Cela n’a pas empêché Mme Brisepierre de plier l’arrière-train de son dernier bijou. A 59 ans, Larcher est assuré de donner un coup de jeune au Sénat.

Un article de Renaud Lecadre.