http://www.one.org
avr. 2009

Sauvons les riches! (not)

Via Alban…

Le collectif Sauvons les riches déclare le bling-bling hors la loi. Ces nouveaux militants se sont invités chez le jeune Sarko. Ambiance.

© Renaud Monfourny
Jean Sarkozy est un grand malade. À 23 ans, il est le plus jeune conseiller général (UMP) de France, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) dans l’ancien fief de son papa. Ce n’est pas l’amour que le jeune homme a reçu en héritage mais la République et le carnet d’adresse des riches amis de Nico. Le pauvre. Sauvons les riches, un collectif de jeunes militants altruistes l’a pris en pitié et s’est donné comme mission d’émanciper ce symbole de la France des héritiers pour qu’il renonce à sa « vie clinquante, vulgaire et tellement triste ».

Mercredi 22 avril, XVI arrondissement de Paris. « Le Dauphin de la place Dauphine » est l’invité d’honneur du déjeuné du Rotary-Club, club select où le gratin se réunit pour organiser ses œuvres de charité. Une dizaine de membres du collectif, déguisés en jeunes UMP, suivis de nombreux journalistes, entrent sans problème dans le pavillon pour remettre au fils sarko « un diplôme de fils à papa mention Balkani » et un « kit de survie pour retour sur terre » composé, entre autres, des exemplaires de Sois stage et tais-toi (2006, La Découverte) et de Les nouveaux militants (2008, Les Petits matins), un ticket de métro, un ticket de resto U, des pâtes, du shampooing aux œufs premier prix et d’un formulaire d’aide au logement de la CAF.

L’entrée du groupe au son de « Dallas ton univers impitoyable » saisit la centaine de convives – en majorité des hommes de plus de 60 ans – et les fourchettes s’immobilisent autour du saumon en sauce. Jean Sarkozy, qui trône au dessus de l’assemblée, est rapidement entouré par les militants et les journalistes. « Minable, minable !!! », crie sa mère pendant que le groupe scande « Libérez Jean Sarkozy ! ». Des « dehors ! », « cassez-vous ! », « voyous !» fusent de la salle. « Attention avec vos photos, j’ai déjà gagné deux procès pour atteinte au droit à l’image », menace une huile. Un autre lance des miettes et tente d’en insérer dans la bouche d’une journaliste. Après avoir accepté son diplôme en souriant, Jean Sarkozy lance : « Bien joué ! Parce que j’ai fait un peu de théâtre, je vous ai senti impressionnés, mais quand on laisse un peu trop monter la voix c’est qu’on n’est pas très sûr de soi ». Puis ajoute : « Mais je vois que tous vos amis là, je sais pas si vous avez pris les étiquettes de France Inter ou Dimanche + mais sinon j’ai l’impression qu’ils n’ont pas grand-chose à faire, paraît-il que c’est les vacances… ». Interpellé sur les inégalités sociales, il répond : « Il faut savoir que si certains sont riches, c’est parce qu’ils ont beaucoup travaillé »… Au bout d’une quinzaine de minutes, le petit groupe est poussé dehors assez brutalement. « Est-ce que quelqu’un qui va bien va manger avec 140 vieux ? », lance ironiquement Manuel Domergue avant d’ajouter : « Aujourd’hui en France pour réussir, il faut être le fils de quelqu’un, c’est triste et antidémocratique ».

© Renaud Monfourny
Ces militants sont des professionnels des nouvelles formes de militantisme. Ce sont les fondateurs de Jeudi Noir, qui dénonce le mal-logement chez les jeunes, et de Génération Précaire, qui attire l’attention sur la condition des stagiaires. Leur dernier né, Sauvons les Riches, est une nouvelle machine d’interpellation médiatique. « On en avait marre de fournir des mal-logés, des stagiaires, marre du regard misérabiliste sur les précaires. On a voulu changer les projecteurs de direction et montrer qu’une vie ne se réduit pas au porte-monnaie », rapporte Manuel Domergue. Avant le fils Sarko, ils avaient jeté leur dévolu sur un autre grand malade : le publicitaire Jacques Séguéla. Cette figure emblématique des années frics des années 80 s’est très bien adaptée au style bling bling et néobeauf du Président. Ce conseiller et entremetteur de Sarkozy – il lui présenta Carla Bruni –, est l’auteur de cette phrase mythique (13 février, France 2) : « À 50 ans, si on n’a pas une Rolex, on a raté sa vie ». Et ce, au moment où une crise économique, due en grande partie à une répartition inégalitaire des richesses, poussant les pauvres à s’endetter et les riches à en vouloir toujours plus, prive d’emploi des milliers de personnes.

Derrière le grand guignol, le message politique du collectif désigne un coupable à la maladie de notre civilisation : l’accumulation de richesse qui détruit la planète. « Le mode de vie imposé par les riches crée une compétition de consommation délétère qui met en danger les relations sociales et celle de l’homme avec la nature. Il faut sortir du côté consensuel du développement durable qui a un côté culpabilisateur pour les smicards et pointer du doigt les gros pollueurs : les riches », explique Manuel Domergue. C’est aussi toute la politique fiscale de Nicolas Sarkozy qui est pointée du doigt. Alors que depuis dix ans, elle est favorable aux plus aisés, sa loi TEPA largement aggravé la situation. Elle a vidé de sa substance l’ISF et réduit les droits de succession des plus riches, rétablissant ainsi un capitalisme héréditaire. Soit l’inverse de la valeur du travail et du mérite que Sarkozy prône auprès des classes populaires, pendant que ses riches amis sont exonérés. Ainsi, selon Guillaume Duval (alternatives-economiques.fr, 17 mars) : « [Le bouclier fiscal] a permis aux 3 506 contribuables les plus aisés de toucher un chèque de l'État de 116 193 euros en moyenne chacun, soit le tiers des impôts qu'ils ont versés. Alors que le revenu médian des ménages français était de 25 136 euros en 2005 ».


Considérez ceci comme un « ours » pour ce billet, hein…
Texte : Anne Laffeter
Photos : Renaud Monfourny
Correction des innombrables fautes de français : moi-même
Correction des tournures maladroites : j’ai eu la flemme, faites un effort pour comprendre

The ultimate OFF switch!

I absolutely need that! This is the coolest gadget, EVER! I will live fantastic moments at the fnac or darty, with it.

TV B-Gone Universal Remote Off Switch

Il me faut absolument ça ! C’est le gadget le plus génial de tous les temps ! Je vais passer des moments grandioses à la rnac ou chez darty, avec ça.

Pfaff/American Fascism

Via my good friend Richard…




American Fascism


Sinclair Lewis
Paris, April 21, 2009 – In 1935, Sinclair Lewis, author of “Babbit” and the first American writer to be awarded the Nobel Prize, published a novel entitled “It Can’t Happen Here.”

It was written to influence the 1936 presidential election. The enormously popular ex-governor of Louisiana, Senator Huey Long, “the Kingfish,” who campaigned to “Share the Wealth” with the people, was widely thought a threat to the reelection to a second term of President Franklin Delano Roosevelt.

The Lewis novel foresaw someone like Huey Long winning the presidency and installing an American counterpart to the fascist dictatorships already in power in Italy and Germany. Lewis was much influenced by his second wife, Dorothy Thompson, who was one of the most important syndicated political columnists of the 1930s, greatly concerned about the possibility of populist dictatorship crossing the Atlantic.

Long was not a fascist, although he could have become a dictator. His support was from the poor. Rightist and white-supremicist forces actually formed an armed militia to oppose him, but he was killed by an assassin, presumably with a family grievance against him, in 1935.

The man who actually opposed Roosevelt in 1936 was the Republican Alf Landon of Kansas, a moderate politician, who was defeated by Roosevelt in the greatest presidential landslide in American history. F.D.R. in 1936 carried all but eight electoral votes. Sinclair Lewis’s fears had been misplaced; “it” didn’t happen here.

In 2004, Philip Roth wrote another novel, this one about the supposed arrival of an anti-semitic and fascist president in the United States. This would have been in 1940, in the supposed person of the aviator, American anti-war nationalist and isolationist, Charles A. Lindbergh. Roosevelt’s actual opponent in 1940 was the businessman Wendell Wilkie, whom he comfortably defeated with 54.7% of the popular vote.

Lindbergh never retracted his opposition to U.S. entry into the European war, and following Pearl Harbor Roosevelt refused ex-Colonel Lindbergh’s effort to rejoin the military. Lindbergh therefore found experimental and consultant work in the aviation industry, helped develop the Vought Corsair, the only American fighter in the Pacific war superior to the Japanese Zero, and despite remaining a civilian, flew 36 combat missions in the Pacific. Once again, “It” had not happened in the United States.

Poster for the stage adaptation of It Can't Happen Here, Oct. 27, 1936 at the Lafayette Theater as part of the Detroit Federal Theater
When “It” did happen was in 2001-2008, in the Bush administration.

There was a takeover of the government by a self-willed executive power, unprecedented in American history. The president and vice president acted on a novel and legally unsupported claim to unlimited “wartime” presidential and executive-branch power. The justification was an illegal, undeclared war.

International law and American treaty obligations were defied, as were established American law on the conduct of war and the treatment of prisoners, constitutional protections, and the surveillance of citizens.

All of this occurred without meeting serious, or at least successful, Congressional or judicial challenge, with little or no objection from the national press, and all but unanimous support from the national audiovisual media. One needn’t go through all that again.

There were unsuccessful efforts by individuals inside and outside the government to overturn this state of affairs, but in two congressional elections, and in the presidential election of 2004, the electorate endorsed all that had been done. “It,” which Sinclair Lewis and Philip Roth had both warned against, proved in fact to be very popular. At least this was so until 2008, when the practical and political consequences of this abandonment of law and history finally alienated the electorate.

That is all familiar. What concerns me in this article is something else. It is the fact that the mass of agents and officials of the government, and the vast majority of the population, passively accepted what was done, and even today disputes whether anyone should be held accountable.

President Obama’s unwillingness to see his first term dominated by the crimes of the Bush administration is comprehensible.

Yet there is a limit. The latest case of the human moral vacuum created and encouraged during the Bush years is so outrageous, perverse, sadistic and nihilistic that it demands attention, for all that it tells us about the rest that has happened. I speak of the ordered, authorized, and conscientiously supervised water-boarding of two prisoners 266 times.

The men who authorized, ordered, and performed such acts should be hanged. It is as simple as that.

It then would be possible to face the future with a response to Can It Happen Here.

How to grow a beard…

Via zuneo logo





I think I also need a Canon 5D with a 16-35mm lens… ;)

Cult of Sarko

En fait, l’UMP, ça devrait s’appeler Cult of Sarko…

Eric Loren as Dalek Sec as a Dalek Hybrid as seen in the Doctor Who episodes Daleks in Manhattan and Evolution of the Daleks.

No, you can't!



Sarkozy sur Fakebook
par mjstv

Vieux réac !

Parmi les choses qui m’agaçent terriblement, il y a les passages obligés, les poncifs, les pleurnicheries consensuelles, la sanctification post-mortem automatique.

La dernière en date concerne le décés de Maurice Druon, sur lequel il est obligatoire de s’extasier et de pleurer abondamment. Mais il ne faut pas oublier que c’était un vieux réactionnaire pas franchement ouvert ni exemplaire. À la production empesée et à remettre dans son contexte, car aujourd’hui, il serait surtout considéré comme verbeux et lourd. Et comme un ministre de la Culture lamentable, digne d’un gouvernement sarkozyen.

J’ai été pas mal soûlé par l’avalanche d’hommages succincts, généralement se contentant de rappeler sa production des Rois Maudits, sa parenté avec Joseph Kessel (comme si on pouvait porter au crédit d’une personne une parenté « glorieuse » qui n’est, par définition pas un « fait d’arme » mais juste une conséquence du hasard), voire survolant le sujet de façon puérile et niaise en citant juste les paroles du fameux Chant des Partisans… dont il ne faudrait pas oublier que c’est essentiellement une adaptation d’une œuvre pré-existante, en russe, pour être précis ! Où sont la création et le génie là-dedans ? Moi, je ne les vois pas. C’est pourtant sa « création » la plus louée. Comme quoi…

Heureusement, un article chez Libé présentait un portrait du personnage, dont il ne faut pas nier l’importance, mais dont l’adulation aveugle devenait odieuse. Alors, merci Laurent Joffrin, de rappeler que Maurice Druon, était aussi (surtout ?) un vieux réac, bien que jeune résistant (le 15/04/2009 à 06H52).

En même temps, quelqu’un d’aussi unanimement encensé par sarkozy, fillon et alliot-marie et, pire encore, considéré comme un ami par darcos, ne peut pas être quelqu’un de vraiment bien.

Je laisse donc la parole à Laurent Joffrin, bien plus indulgent que moi (et dont je corrige quelques fautes au passage) :

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Reuters/Régis Duvignau


C’est la mort d’un vieux réac au fond très respectable. Écrivain doué mais académique, gaulliste tendance archaïsme, ministre de la Culture calamiteux et essentiellement passéiste, Maurice Druon, pendant l’essentiel de sa vie publique, a symbolisé un certain ordre pompidolien, un peu ganache, un peu censeur. Il s’était, si l’on peut dire, rattrapé avant.

Provoquant. Prix Goncourt en 1948 pour les Grandes Familles, il est sous la IVe et la Ve Républiques, écrivain engagé sur la droite du gaullisme. Auteur populaire, père de la saga historique des Rois Maudits, transformée en série télévisuelle à l’immense succès, il est nommé ministre de la Culture par Georges Pompidou, successeur scrogneugneu et pâlichon d’André Malraux ou de Jacques Duhamel. Sarkozyen avant l’heure, il cultive le style provocant qui plaît à la droite profonde tout en faisant enrager la gauche culturelle. Dans la France de l’après-68, le monde de la création est d’humeur révolutionnaire. Le ministre s’en offusque et fustige: «Ceux qui viennent à la porte du ministère avec une sébile dans une main et un cocktail Molotov dans l’autre devront choisir.» La menace de censure contenue dans la formule, qui s’exercera finalement assez peu, suscite l’ire de Roger Planchon, de Jean-Louis Barrault ou d’Ariane Mnouchkine. Le monde la culture manifeste contre lui. Maurice Clavel l’avait déjà assassiné en écrivant que la présence de Druon rue de Valois devrait logiquement se prolonger par celles de Guy Lux à l’Élysée et de Léon Zitrone à Matignon.

Élu par la suite député, de 1978 à 1981, il se reconvertit dans l’immortalité (qu’on avait crue jusqu’à hier advenue) en devenant secrétaire perpétuel de l’Académie française, où il siégeait depuis 1966. Il se distingue encore par son sens de la tradition, notamment en luttant avec énergie contre la féminisation des mots et pour la reconstruction du palais des Tuileries.

Pourtant, Maurice Druon restera dans la mémoire pour autre chose. Il a sans doute épuisé précocement son capital de lucidité et de panache. Il avait beaucoup mieux commencé. Neveu de Joseph Kessel, rejeton d’une famille glorieuse et anticonformiste, il commence sa vie sous ces auspices qu’il démentira plus tard. Jeune officier de cavalerie, il participe à l’héroïque combat des cadets de Saumur contre la Wehrmacht, en juin 1940.

Hymne. Il s’engage ensuite dans la Résistance et passe à Londres avec son oncle Kessel. Il devient aide de camp du général de La Vigerie et participe aux programmes radiophoniques de la France Libre, «Honneur et Patrie». C’est alors qu’il écrit, avec Kessel, le Chant des Partisans, qui devient vite l’hymne des combattants clandestins. Pour la génération qui l’a connu homme politique, il symbolisait une certaine forme de réaction culturelle. Il a résisté avec acharnement à la modernité et au changement social. Mais il avait auparavant résisté avec panache à la pire barbarie. Certains font des erreurs de jeunesse. Il a surtout fait des erreurs de vieillesse. Voilà qui mérite l’indulgence…

Evolution ?

One of the current meme is about this advertising career evolution summary…

A sort of Darwinian illustration, describing, from the intern to the CCO, the kind of tools you use at different stages of your career in advertising. To sum it up : the higher you go in the hierarchy, the less you work, the more you get paid. Well, it's no surprise, but it's funny to see it like that.

As for the icons and titles, I'll give you the clues, top to bottom, for each rank.

Let's start with the graphic artists.

Career evolution Advertising


Dreamweaver
Flash
Illustrator
Photoshop
Intern


Flash
Illustrator
Photoshop
Designer


Illustrator
Photoshop
Artistic Director


Excel (unfortunately the only spreadsheet powerful enough for some needs)
PowerPoint
Adobe Acrobat
Illustrator
Photoshop
Associate Creative Director


Excel
Powerpoint
Adobe Acrobat
Creative Director


Entourage (one of the worst email / calendar program you can use)
Executive Creative Director


too sweet, bubbly, white wine, which gives you the worst breath imaginable, just like puke, but you don’t even have to puke to smell it…
obviously, at that stage, you don’t work anymore, just brag about it
Chief Creative Officer




And let's continue with the copywriters…

Career evolution Advertising / Copywriter


Draft paper bloc from back of printed paper and well, it’s obvious interns are just slave and scapegoats
Intern


TextEdit
Junior Copywriter


Word
Senior Copywriter


Word
Associate Creative Director


Word
Creative Director


Entourage
Executive Creative Director


Too sweet, bubbly, white wine, …
obviously, at that stage, you don’t work anymore, just brag about it
Chief Creative Officer




In fact, the Junior Copywriter is luckier than the three above him. TextEdit is a great software, that launches fast, is simple and reliable and has well enough features for producing text. It can even add images, tables and so on…

While Word is unstable and bloated. Really useless for producing effectively tons of texts.

The best approach is to use TextEdit to write. And the paste all this in a real page layout program such as XPress or InDesign. Or Pages, if it’s enough for your needs, which might often be the case. This software is really astonishingly powerful.

Who, in their right mind, would use Word for this?

HADOPI : peer du peer

Pasted Graphic


La « loi HADOPI », votée le 2 Avril 2009, rejetée par les Députés le 9 Avril 2009, réintroduite par la porte des cabinets le 28 Avril 2009 comprend des dispositifs liberticides :

  • Le réseau Internet français sera mis sur écoute, façon Big Brother.
  • Des logiciels mouchards payants seront disponibles pour prouver la bonne foi des internautes.
  • Il revient à chaque individu la charge de la preuve qu'il respecte la loi, en contradiction avec les principes de droit établis depuis 200 ans.

L'impensable est arrivé, ouvrant la voie à une régression des libertés publiques. Cette régression montre que les libertés ne sont jamais acquises et qu'il faut toujours être vigilant à les défendre. Pour vous en convaincre, regardez les vidéos des discussions de la loi HADOPI à l'Assemblée Nationale.

Pasted Graphic 1

Le gouvernement veut mettre en place
une surveillance permanente
de ce que vous faites sur internet.

L'acceptez-vous ?
Dites NON à la loi HADOPI
Manifestez dans toute la France.
http://manifestation-contre-hadopi.com

Big Brother is watching us…

Pierre Haski : "Sarkozy n'envisage Internet que comme un moyen de propagande"

Convoqué par la police judiciaire dans l'affaire de la fuite d'une vidéo off de Sarkozy lors de son passage sur France 3, le directeur de Rue89 défend la liberté d'informer et pointe les mesures d'intimidation du gouvernement contre Internet et les médias français.

Créé le 31 mars 2009 - par Julien Gester6 sur LesInrocks.com


(Des artistes, politiques, journalistes ou juristes ont manifesté leur soutien à Rue89 suite à la convocation de Pierre Haski dans l'affaire de la vidéo off de Sarkozy sur France 3. Une manifestation pour la liberté de la presse est organisée mercredi matin à Paris - cf. Rue89).

Pasted Graphic
Quelle est la portée de la convocation devant la police dont vous faîtes l’objet dans le cadre de la plainte de France 3 ?

Pour l’heure, nous sommes convoqués en tant que témoins, parce qu’il s’agit d’une plainte contre X (pour "vol, recel et contrefaçon"). Mais il est probable que cela débouche sur une mise en examen si nous ne répondons pas aux questions prévisibles, notamment sur notre source.

Je me trompe peut-être, mais je pense qu’il y a là une part de règlement de comptes. Si l’on se replace dans le contexte de cette affaire, on était en pleine bras de fer entre l’Elysée et France Télévisions autour du financement du service public et, seulement quelques jours après, Patrick de Carolis avait fait une sortie sur RTL qui était une charge contre Sarkozy. De fait, à l’Elysée, on s’est demandé un moment si cette fuite n’avait pas été organisée par France 3, qui est une chaîne depuis longtemps dans le collimateur de Sarkozy – il y avait déjà eu quelques épisodes tendus pendant la campagne présidentielle. De fait la plainte est une sorte de gage de loyauté donné par la direction de France 3 au pouvoir. Et tout l’enjeu est donc de trouver à France 3 des coupables que l’on puisse pendre haut et court et donner en pâture à l’Elysée.

Vous pensez donc qu’il s’agit surtout pour France 3 de montrer patte blanche au pouvoir ?

Oui. La chaîne fait preuve de loyauté vis-à-vis de sa tutelle, il ne faut pas oublier que désormais les présidents de France Télévisions sont nommés directement par l’Elysée. Et cela se fait contre l’ensemble du personnel puisque les journalistes ont dénoncé la méthode, ainsi que les syndicats de personnel. Tout le monde trouve ça indigne qu’un média veuille contraindre un autre média à donner ses sources, ce qui n’est sans doute pas loin d’être une première en France.

D’autre part, il y a une disproportion entre les faits, soit la mise en ligne d’une vidéo qui n’est pas le document le plus explosif du siècle, et la mise en branle d’une machine impliquant la police judiciaire, le passage au peigne-fin de la vidéosurveillance…

Croyez-vous Rue89 directement menacé sur un plan judiciaire ?

Je pense que le pouvoir politique se paie deux cibles en même temps. D’une part il y a la mise au pas de France 3, la chaîne du service publique mal aimée par l’Elysée. Et puis d’autre part, l’intimidation d’un site internet d’information, qui de par sa nature est moins susceptible d’être dans la communication politique scriptée. On est dans un monde où il y a une volonté des dirigeants politiques de faire marcher les médias au rythme d’une communication scriptée et Internet est l’un des seuls domaines à échapper largement à cette mise en scène-là. Dans cette affaire, c’est nous qui sommes visés, mais je crois que l’on peut y voir une manœuvre d’intimidation à l’encontre de l’ensemble des medias d’information en ligne.

Voyez-vous là un symptôme de la défiance à l’encontre d’Internet exprimée régulièrement au sein du gouvernement et plus généralement de l’UMP ?

Oui, il suffit de reprendre les nombreuses déclarations récentes de Frédéric Lefebvre ou Nadine Morano pour se rendre compte de ce climat qui montre une méfiance et une méconnaissance de l’univers d’Internet. Evidemment il y a aussi des gens un peu plus évolués au sein du gouvernement, mais aussi beaucoup qui considèrent qu’Internet est le diable, la perversité… Et donc ils veulent diaboliser cet univers là et le faire passer pour un territoire sans foi ni loi. Nous, nous sommes un site d’information participatif, mais au sein duquel nous appliquons des règles déontologiques et professionnelles claires. On revendique une véritable éthique professionnelle et l’on estime que ce que l’on a fait rentre dans cette éthique. En face, on veut nous décrédibiliser en disant que sur Internet on fait n’importe quoi. La coïncidence de calendrier avec celui de la loi Hadopi est parlante, on nous dit qu’Internet est le lieu du piratage, piratage de la musique d’un côté, piratage de l’information de l’autre. La bataille est là : on veut nous délégitimer quand nous revendiquons éthique et droit à l’information. Droit à l’information qui a subi pas mal de coups ces dernières années en France.

Cette diabolisation d’Internet dont vous parlez, vous croyez qu’elle relève plutôt de la méconnaissance ou d’une malice politicienne plus idéologique ?

Il y a certainement une part des deux. La méconnaissance est là, c’est sûr. La classe politique du pouvoir actuel est très étrangère à Internet. Sarkozy n’a guère utilisé et envisagé le web à ce jour que comme un moyen de propagande de plus. Il n’est pas rentré dans ses modes culturels. Il y a donc cette part de méconnaissance, mais aussi, encore une fois, une part de volonté d’intimidation du secteur très jeune de l’information indépendante en ligne. C’est l’intimidation d’un secteur nouveau, qui ne joue pas leur jeu, et c’est ça qui les dérange.

Dans quelle mesure corrélez-vous l’affaire France 3/Rue89 à celle de la garde à vue de l’ex-directeur de Libération Vittorio de Filippis et plus généralement au débat sur l’indépendance de la presse sous Sarkozy ?

Je crois que très clairement tout cela est lié. Notre liberté n’est pas menacée dans cette affaire, mais on nous envoie un avertissement, et cela est partie prenante d’un climat de déstabilisation de la presse d’information en général. Il y a une hyper-concentration entre un certain nombre de grands groupes, il y a la fragilisation des médias obligés aujourd’hui de tendre la main vers le pouvoir pour obtenir des subventions pour survivre, il y a le côté pas de charge du pouvoir politique qui dicte un peu le tempo aux medias en permanence, il y a la décision à France Télévisions de recentraliser encore plus la nomination des dirigeants, et puis il y a tout de même l’affaire Radio France, la manière dont Cluzel est éjecté suite à l’affaire Guillon… Tous ces éléments composent un climat dangereux et détestable.

Un premier gagnant…

Already two unexpected answers, since they’re so precise and fast.

Obviously from Number One… since I only have a handful of readers left and he’s the one who reads this blog the most.

« I spotted two cult details:

- the hero is named Horace, like your late and fierce encierro-dog (he was supposed to be released in the streets of Bordeaux for the SanHugo)
- and the mage gnom charges and shouts "Chicken!" as an hommage to Leeroy Jenkins… »

Fantastic findings. The first is very personal. The second more common knowledge and grants him a price (that is still to be determined).

But I’ll make my question more precise: you have to find a detail that makes this a geek cult stuff, but that is not related to WoW or me.

Fancy a clue?



Déjà deux réponses inattendues par leur précision et leur rapidité.

Forcément de Number One… puisqu’il ne me reste qu’une poignée de lecteurs et qu’il est celui qui le lit de plus près.

« Je vois deux détails culte :

- le héros s'appelle Horace, comme votre regretté et féroce encierro-dog (c'est quand même lui qu'on devait lâcher dans les rue de Bordeaux pour la SanHugo)
- et le gnome mage charge en criant "Chicken!" en hommage à Leeroy Jenkins… »

Superbes trouvailles. La première est très personnelle. La seconde plus générale et emporte donc un prix (qui reste à déterminer).

Mais je précise plus ma pensée, pour diriger les recherches : il faut trouver un détail qui en fait un objet de culte geek, mais qui n’est pas lié à WoW ou moi.

Un indice ?

Kyle + Rosemary

Will you find out what’s even more cult and geeky than the story itself, based on a game similar to WoW, but in which Alliance and Horde could speak together? Let me know if you find the detail that make THIS story so special.



Find more videos like this on Channel Frederator RAW



Trouverez-vous ce qui rend la chose encore plus culte et geek que la simple histoire, basée sur un jeu similaire à WoW, mais dans lequel l’Alliance et la Horde pourraient communiquer? Dites-moi si vous trouvez le détail qui rend CETTE histoire si spéciale.

Law not found…

Ça fait du bien, quand les fascistes du gouvernement se voient infliger un camouflet démocratique…

albanel404

Mais le gouvernement ne lâchera pas… Reste à compter sur les étapes suivantes, une fois qu’ils auront fait passer en force leur loi honteuse. Comptons sur l’Europe, peut-être ?

Aux pieds !

Interview du ministre du budget à propos de l’injection de capital public dans une banque en difficulté. Le journaliste : « Comment voulez-vous que nos concitoyens vous fassent confiance, vu l’irresponsabilité et l’incompétence des décisions récentes du gouvernement en matière économique ? » Charlie Stayt, interrogeant le ministre du budget britannique, samedi matin dans l’émission BBC Breakfast (BBC1).

(courrier des lecteurs de Télérama - n° 3088 | 18 mars 2009)


Eh oui, ça se passe dans un pays où les flics violentent aussi des passants innocents, juste parce qu’ils ne marchent pas assez vite et qu’ils ne sont pas de bonne humeur, mais où, au moins, la presse n’est pas l’organe de propagande du gouvernement. Donc pas en France, pays où sarkozy va bientôt faire passer berlusconi pour un grand démocrate en faveur de la liberté d’expression.




Sorry if this is imprecise, but I couldn’t find the original text or information and I translated this roughly from the reader’s mail in the french magazine Télérama - n° 3088 | 18 mars 2009.

Interview of the treasury minister about the injection of capital in a bank that experiences problems. The journalist : « How do you want our fellow citizens to trust you, judging by the irresponsibility and incompetence of the latest decisions of the government regarding economical matters?» Charlie Stayt, interrogating the treasury minister of Great Britain, saturday evening, in BBC Breakfast (BBC1).


My comment on this…

Well, yes, this happens in a country where the cops also beat up innocent strollers, just because they don’t walk fast enough or they’re in a bad mood, but where, at least, the press is not the propaganda bureau of the government. Meaning not in France, where sarkozy will soon make berlusconi look like a democrat in favor of the freedom of speech.

Google provided personal transportation device…

Oh well, I think my son would like a Google provided personal transportation device for his birthday… Hmmm… Could I have a Segway provided personal transportation device for mine?





Eh bien on dirait que mon fils aussi aimerait un système de transport fourni par Google pour son anniversaire… Hmmm… Pourrais-je avoir un système de transport personnel fourni par Segway pour le mien ?

G20 : plus de gesticulations que d'actions contre les paradis fiscaux !

… mais les suisses (entre autres) font preuve de bonne volonté :

«On a fait de gros efforts pour se moraliser !» «… on a mis des ampoules à économie d'énergie.»
L'œil de Thibaut Soulcié


Le président le plus classe du monde…

… n’est pas sarkozy. Ou bien selon les critères de George Abitbol.

Deux articles de 20minutes.fr du jeudi 2 avril 2009 sur un sujet traité en détail et en exemples, sur la lecture hebdomadaire indispensable du mercredi : Siné Hebdo. En l’occurrence, pages 4 et 5 du numéro 30 du 1 avril 2009.

Une Siné Hebdo numéro 30 du 1 avril 2009


Ça devient dur, dur d'être rebelle


Un jour, un homme a dit à Jacques Chirac, alors président : « Connard ». L'intéressé a répondu : « Enchanté, moi c'est Jacques Chirac. »

Quelques années plus tard, un autre homme a dit à Nicolas Sarkozy, alors président : « Touche-moi pas, tu m’salis. » Celui-ci a répondu « Casse-toi pauv' con ».

Cette même phrase, inscrite sur une affichette, a valu à un militant anti-OGM d'être poursuivi puis condamné à 30 euros. Au-delà de cette anecdote, de nombreux éléments peuvent laisser croire que la contestation est rendue plus difficile par les autorités : drapeaux anti-Otan retirés par les policiers à Strasbourg, préfet de la Manche muté après une visite chahutée du chef de l'État, etc.

« La contestation est aujourd'hui bridée, comme dans les années 1970 », explique Jean-Baptiste Eyraud, président de Droit au logement, condamné pour la première fois, l'an dernier, à 12 000 euros d'amende pour avoir « encombré la voie publique » avec ses tentes. « Le pouvoir serre la vis et ne lâche rien. Mais cela avait déjà commencé sous Chirac, qui a quand même entamé son deuxième septennat en incarcérant José Bové ! » La radicalisation des conflits sociaux en cours serait-elle à l'origine d'un certain durcissement ? « Que les violences soient réprimées, c'est normal, mais il devient presque impossible d'émettre la moindre critique ! », s'insurge le président de la Ligue des droits de l'homme, Jean-Pierre Dubois. Il assure que « partout, des policiers font retirer des banderoles, des pancartes à des manifestants calmes ». Contacté hier, le ministère de l'Intérieur assure que « nous sommes heureusement un pays où la liberté d'expression est totale, mais où le rôle des forces de l'ordre est d'empêcher toute violation de la loi ».

Depuis quelque temps s'est imposé un nouveau champ d'expression sur Internet. Des centaines de blogs d'enseignants « désobéissants », de « pique-niqueurs citoyens », de militants « anti », brocardent le gouvernement. Pour l'instant, sans trop de pressions.

Laure de Charette le 02.04.09 à 03h59 sur 20minutes.fr





Amnesty dénonce l'« impunité » de la police française


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Nos forces de l'ordre seraient-elles « au-dessus des lois » ? C'est l'accusation portée par un rapport publié aujourd'hui par l'association Amnesty International, qui dénonce l'« impunité » dont bénéficie, selon elle, des membres des forces de l'ordre auteurs de violations des droits de l'homme. S'appuyant sur une douzaine de cas particuliers, faute de statistiques « globales et transparentes », Amnesty s'inquiète d'une montée de « mauvais traitements policiers », « injures racistes » et « utilisations abusives de la force », souvent peu sanctionnés. Des accusations réfutées dès hier par la Chancellerie, assurant qu' « il y a des enquêtes pénales systématiques et des poursuites si les éléments sont suffisants ».

«De très nombreuses plaintes contre des agents sont classées sans suite », regrette au contraire l'association, alors qu'elle note dans un même temps, « une tendance croissante à l'inculpation pour outrage ou rébellion des victimes ou témoins de mauvais traitements » policiers. Selon Amnesty, sur 639 plaintes examinées par « la police des polices » en 2006, « seulement 8 ont conduit à la radiation des agents ». Pour couper court à de futures polémiques, l'ONG en appelle donc à la création d' « une commission indépendante pour s'occuper des plaintes » contre la police. Dotée de « pouvoirs et de moyens suffisants », elle assurerait « des enquêtes exhaustives et efficaces ». « Que la police enquête sur la police, n'est pas le meilleur moyen de rétablir la confiance », estime David Diaz-Jogeix, directeur adjoint Europe et Asie d'Amnesty.

Bastien Bonnefous le 02.04.09 à 03h59 sur 20minutes.fr




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Ces dernières années, le délit d’outrage est devenu en France un délit « en vogue ». De 17.700 faits enregistrés en 1996, on est passé à 31.731 en 2007. Cette inflation (+ 42%), qui s’inscrit clairement dans le contexte actuel du « tout-répressif », pose de vraies questions, notamment celle, récurrente, des violences policières.

Le délit d’outrage, qui consiste à porter atteinte à la dignité d’un représentant de l’autorité publique, ou à ses fonctions, est très proche du délit d’injure, qui appartient au régime des infractions de presse, très protecteur de la liberté d’expression. Ce qui n’est pas le cas de l’outrage, délit de tous les arbitraires, passible de 7.500 euros d’amende et de six mois de prison. Alors que l’injure à un citoyen « ordinaire » ne « coûte » que 45 euros.

Cette ahurissante disproportion constitue la première des 10 raisons pour lesquelles les initiateurs de cet appel demandent que ce délit arriéré, obsolète, inique, soit chassé du Code pénal, comme le furent jadis les délits d’offense à la morale religieuse, d’outrage aux bonnes mœurs, et plus récemment (1994) le délit d’outrage par la voie du livre.

Parce que l’outrage constitue une aberration de droit, l’agent constatateur étant en même temps la « victime » et que devant un tribunal, c’est parole contre parole, celle du fonctionnaire assermenté contre celle du citoyen lambda.

Parce qu’il est utilisé par les « forces de l’ordre » (police, gendarmerie, police ferroviaire) pour couvrir des violences policières de plus en plus nombreuses et insupportables, des abus d’autorité scandaleux, des gardes à vue arbitraires (+ 54% en 5 ans) qui font de chaque citoyen, quelles que soient ses origines sociales, un coupable potentiel.

«Il vous a fait une tâche, chef ! Outrage à agent dans l'exercice de sa fonction !»


Parce qu’il est utilisé à des fins mercantiles par des policiers, des gendarmes qui arrondissent leurs fins de mois en se portant partie civile.

Parce que, dans le contexte actuel de la politique de rendement imposée dès 2002 par le ministre de l’Intérieur Sarkozy, l’outrage est scandaleusement utilisé pour faire grimper le taux d’élucidation des infractions.

Parce que l’outrage participe à une pénalisation des rapports sociaux en sanctionnant la parole au détriment du dialogue démocratique.

Parce que l’outrage concourt à un rétrécissement des libertés individuelles, et qu’il est utilisé par le pouvoir sarkozyste comme une arme de répression massive pour bâillonner les luttes militantes, notamment lorsque des citoyens, s’opposant à la traque des sans-papiers organisée par le ministre de l’Identité nationale, se voient traînés devant les tribunaux.

Parce que, s’il est normal que la République protège ses fonctionnaires, le fait que certains d’entre eux, notamment des policiers, des gendarmes, en profitent pour masquer leurs fautes et rattraper leurs propres insuffisances constitue un danger pour la démocratie, a fortiori dans la patrie dite « des droits de l’homme ».

Parce que le délit d’outrage, exception française, n’existe pas chez la plupart de nos voisins européens, ni aux États-Unis.

Enfin, parce qu’il y a dans la loi sur la presse de 1881 tout ce qu’il faut pour réparer l’outrage…

Nous demandons sa dépénalisation.

Mais le délit d’outrage n’est pas le seul en cause…


Tout récemment, et pour la première fois depuis 34 ans, un avatar de l’outrage a été remis au goût du jour : le délit d’offense au président de la République. Autrement dit, le crime de lèse-majesté. Un citoyen français a été condamné à 30 euros d’amende avec sursis pour avoir, lors du passage d’un cortège présidentiel, brandi une pancarte estimée offensante par la justice. L’affaire est d’autant plus scandaleuse (et ridicule) que cette personne ne faisait que reproduire l’injure adressée le 23 février 2008 au salon de l’Agriculture par le président de la République à un citoyen qui avait refusé de lui serrer la main. Elle est d’autant plus intolérable que nombre de nos concitoyens sont en droit de considérer ce « Casse-toi pauvre con ! » adressé à un des leurs comme une offense à la Nation tout entière, et n’hésitent plus à poser la question : « Quel respect accorder à un président de la République aussi peu respectueux de ses concitoyens ? »

Dans ces conditions, et alors que le délit d’offense à chef d’État étranger a été supprimé en 2004, après avoir été déclaré contraire à la Convention européenne des droits de l’homme, nous disons que le délit d’offense au chef de l’État français n’a plus sa place dans notre société. Et nous demandons l’abrogation pure et simple de l’article 26 de la loi du 29 juillet 1881, relatif à l’offense au chef de l’État.

Enfin, les signataires de cet appel lancent un cri d’alarme et appellent solennellement à un débat public sur le thème des violences policières et du comportement de plus en plus brutal d’une police dont on peut se demander si elle est encore au service des citoyens et de la République, ou au service exclusif d’un pouvoir chaque jour un peu plus attiré par des dérives totalitaires. Cette menace pour la démocratie ne peut laisser aucun citoyen indifférent. Trop de personnes ne supportent plus de vivre dans la peur d’un contrôle de police. Il est temps pour les femmes et les hommes politiques de notre pays de regarder la réalité en face, avec un courage qui ne fait pas défaut aux citoyens, et de ne plus considérer les violences policières comme un sujet tabou. Il y a urgence.

- Romain Dunand (condamné à 800 € d’amende, dont 600 € avec sursis, pour outrage à Nicolas Sarkozy)
- Jean-Jacques Reboux (condamné à 150 € d’amende avec sursis, pour outrage à policier)
- Eunice Barber (condamnée à 5.000 € d’amende, pour outrage et rébellion)
- Maria Vuillet (poursuivie pour outrage au sous-préfet d’Ile-de-France, relaxée, appel en cours)
- Simone Levavasseur (poursuivie pour outrage au préfet de Haute-Saône)
- Hervé Eon (condamné à 30 € d’amende avec sursis, pour offense au président de la République, appel en cours)
- Serge Szmuzskowicz (condamné à 500 € d’amende, pour outrage à gendarme en civil)
- Isabelle Sylvestre (poursuivie pour outrage à policier)
- Jean-Paul Desbruères (outrageur non poursuivi)
- Patrick Mohr (poursuivi pour outrage à CRS)
- Jean-Claude Lenoir (poursuivi pour outrage à CRS)
- Yves Baumgarten (poursuivi pour outrage à policier)
- M’hamed Bellouti (condamné à 2.000 € d’amende, pour procédure téméraire et abusive contre le fils du chef de l’État).


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